Prix des logements : la performance énergétique est un facteur important

Béatrice Girard

Béatrice Girard
Le fameux diagnostic de performance énergétique (DPE,) rendu obligatoire en 2006 et qui confère aux logements une valeur verte matérialisée par la lettre A (pour un logement très économe), B, C, D, E, F ou G (pour un logement énergivore), commence à faire son effet sur le marché immobilier...
En effet, selon une étude menée par les Notaires de France (à partir de ventes de logements anciens réalisées en 2012-2013) et l'association Dinamic, un logement économe garantirait une plus-value à la revente. Selon l'étude, un écart de valeur de prix de 5 % est constaté en moyenne par lettre du DPE en province. Cette valeur verte, valeur nette additionnelle d'un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale, varie cependant en fonction des territoires et des climats.
Ainsi, la France est découpée en sept zones énergétiques : toute la façade Ouest et le Sud concentrant les logements les plus économes, tandis que les passoires énergétiques sont dans le Nord-Est et en Ile-de-France.
En Midi-Pyrénées, la valeur verte d'un logement impacte de façon non négligeable les prix de l'immobilier ancien. Ainsi, un appartement classé A ou B se vend 12 % de plus qu'un bien classé D. Pour un bien classé C, la plus-value est de 5 %.
C'est sur le marché de maisons anciennes que l'impact est le plus frappant. En effet si une maison classée A ou B se vend 10 % de plus qu'un bien classé D, une maison mal isolée perd 15 % de sa valeur sur le marché de la revente... À méditer.
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Béatrice Girard