900 000 euros contre l'habitat vétuste à Toulouse

Béatrice Girard
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"Toulouse et les 37 communes de la métropole accueillent chaque année 7 000 à 8 000 personnes. Il faut donc construire plus et mieux, mais il faut aussi surveiller et entretenir le parc privé existant", explique Franck Biasotto, président de la commission habitat de Toulouse Métropole. C'est la mission de "l'observatoire de vigilance des copropriétés" cogéré par l'AUAT et Toulouse Métropole.
Dans le viseur de cet outil, les copropriétés de plus de 50 logements construites entre les années 55 et 90 à Toulouse comme dans les communes de la première couronne.
Chaque opération fait alors l'objet d'une convention de 3 ans entre la Métropole et l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le dispositif le plus radical, réservé aux copropriétés les plus fragiles, est le plan de sauvegarde. Dans ce cas, la préfecture prend la main.
Le plus courant reste l'Opération programmée de l'amélioration de l'habitat (Opah). Toulouse Métropole lance une à deux Opah par an et ce dispositif d'accompagnement dure trois ans. Le taux d'aide classique attribuée par l'État est alors de 35 % du montant des travaux.
Pour repérer les copropriétés qui se dégradent, la collectivité scrute aussi la base de données Perval éditée par les notaires. "Cela nous permet de repérer un prix de vente anormalement bas pour un quartier donné, ce qui pourrait cacher une copropriété en mauvais état", décrit Franck Biasotto.
Ce travail de fourmi a permis d'identifier 40 ensembles en situation fragile et dégradée à Toulouse et, surprise, ces résidences ne sont pas situées uniquement dans les quartiers défavorisés de la ville. Si certaines résidences ont été repérées au Mirail, à Bagatelle et aux Izards, la très chic Côte pavée compte aussi son lot de copropriétés vétustes !
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Béatrice Girard
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