Résidences secondaires : dans les Pyrénées, le parc immobilier vieillit (trop)

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
L'heure n'est pas encore au bilan, mais les professionnels du tourisme savent déjà que les vacances de février 2016 seront un bon cru dans les stations de ski pyrénéennes. La neige est arrivée in extremis et les vacanciers avec. "Pour ces vacances, 90 à 100 % de notre parc immobilier est réservé", annonce même Jean Canal, le directeur de la Confédération pyrénéenne du tourisme, avant de nuancer "mais cela ne veut pas dire que notre offre immobilière est en bon état. Au contraire, elle est vieillissante et c'est un problème, nous n'avons quasiment aucun produit haut de gamme à proposer aujourd'hui dans le massif pyrénéen."
La raison ? Contrairement aux Alpes, les Pyrénées n'ont pas leur quota de chalets disséminés dans les sapins, ni de résidences hôtelières suréquipées. Ici, le pied-à-terre type est un studio-cabine de 27 m2 dans une résidence des années 70. Des appartements qui ne sont malheureusement plus en phase avec les standings et attentes de la clientèle de résidences secondaires. Les stations de La Mongie et de Gourette seraient particulièrement concernées par ce phénomène.
Les propriétaires de ces appartements, le plus souvent des particuliers originaires du Sud-Ouest et de la façade atlantique, envisagent rarement des travaux de rénovation, quitte à ne plus louer leur bien. La raison de ce renoncement ?
"La rénovation leur couterait aussi cher que la valeur vénale de leurs appartements, de l'ordre de 1500 euros/m2", constate Christine Massoure, la directrice de N'Py, marque regroupant 7 domaines skiables et touristiques pyrénéens (soit 55 % du chiffre d'affaires des domaines skiables des Pyrénées françaises).
Certaines stations alpines, confrontées au même problème il y a quelques années, s'étaient lancées dans d'importantes campagnes de rénovation, rendues possibles notamment par le rachat de plusieurs biens par des foncières qui réunissaient ensuite ces appartements pour les rénover.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Béatrice Girard