Cartoucherie : quelles solutions d'urgence face au manque de stationnements ?

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Béatrice Girard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Aujourd'hui 21 mai avait lieu à la Cartoucherie la visite de chantier de la future école régionale de santé : un campus de 12 000 m2 qui accueillera, dès la rentrée 2015, 1 500 étudiants de différentes formations aux métiers de la santé. Conçu par les ateliers Lion et présenté comme un écocampus, ce bâtiment a été construit avec des matériaux écocertifiés durables (peintures à 0 % de COV, sols en caoutchouc naturel) et surtout un coefficient d'imperméabilisation inférieur à 40 % qui permet l'absorption des eaux de pluie sur la parcelle grâce à la présence de toitures et de noues végétalisées...
Tout irait pour le mieux si le nombre de places de stationnement prévues n'était pas totalement insuffisant. En effet, le bâtiment ne disposera que de 80 places de parking voitures et 150 pour les deux roues. Or, une enquête menée par le CHU auprès des futurs usagers de l'école laisse entendre que 600 personnes viendront chaque jour avec leur voiture sur le site.
De quoi provoquer un véritable casse-tête aujourd'hui, à trois mois de l'arrivée des premiers usagers, au point que la Région a demandé la possibilité d'utiliser le parking du zénith comme un "parking tampon". Une solution refusée par Toulouse Métropole.
L'élu a donc proposé d'aménager dans les semaines qui viennent un parking provisoire entre la voie du TOEC et l'avenue de Grande Bretagne, sur l'îlot 1.1 (prévu pour accueillir un programme de bureaux).
La problématique des stationnements n'est cependant pas réglée sur le site de la Cartoucherie. Y-aura-t-il un second parking silo ou davantage de stationnements dans chaque futur programme ? Le sujet est toujours en débat et des décisions seront prises au deuxième semestre 2015, mais le manque de parking impacte déjà la commercialisation des programmes de bureaux. Ainsi, les projets portés par les promoteurs Bouygues et Carle ont pris du retard.
Béatrice Girard
Immobilier : pourquoi les prix baissent à Toulouse
Immobilier : « le DPE est devenu un vrai levier de négociation du prix »
La foncière Bien Commun proche de finaliser une levée de fonds pour réaliser sa première réhabilitation immobilière en Occitanie
Immobilier hors-site : « Nous sommes dans un momentum assez favorable pour nous » (Sébastien Matty, GA Smart Building)