Labège va tester un prototype de route solaire, un projet viable ?

Florine Galéron
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C'était le 22 décembre dernier en Normandie. La ministre de l'Environnement Ségolène Royal inaugurait un kilomètre de route solaire, "une première mondiale". Ce projet expérimental de revêtement photovoltaïque Wattway a été inventé par le fabricant français Colas, une filiale de Bouygues, et doit alimenter à terme en électricité les aires d'autoroutes ou les maisons isolées. En parallèle, quatre sites pilotes (Septèmes-les-Vallons, près de Marseille, deux en Vendée et un dans les Yvelines) expérimentent depuis plusieurs mois des dalles photovoltaïques de 50 à 100 m2.
D'ici la fin de l'année, la région toulousaine va elle aussi tester le concept de route solaire. Le Sicoval et la SPL Enova Aménagement ont présenté mardi 14 mars à l'occasion du Mipim de Cannes (le plus grand salon professionnel immobilier) un projet de route solaire de 50 m2.
Cet aménagement représente un investissement de 125 000 euros, financé à 70 % par des aides de l'État. Séduite par la technologie, Ségolène Royal a annoncé il y a un an un plan national pour la route à énergie positive visant la réalisation de 1 000 km de routes solaires d'ici à 2020.
Mais l'efficacité des routes solaires est décriée par certains. Le directeur de l'association Negawatt Stéphane Chatelin met ainsi en avant que les routes solaires coûtent beaucoup plus chers que les panneaux photovoltaïques classiques :
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