2016 : des chantiers sur, autour et... au-dessus des voies pour SNCF

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
"2014 et 2015 ont été des années de travaux, 2016 et 2017 seront celles des mises en service... même si des travaux vont continuer" c'est en ces termes qu'Olivier Devos présentait ce matin l'année 2016 qui se profile pour SNCF Mobilités.
Une qualité qui sera néanmoins encore impactée par des travaux lourds pendant au moins toute la durée du premier semestre 2016.
Christophe Huau, directeur du projet LGV SEA, a rappelé que 2016 sera une année clef pour la ligne à grand vitesse qui mettra Paris à 2 h 05 de Bordeaux. Si le doute n'est pas encore complètement levé concernant le nombre de dessertes quotidiennes entre Paris et Bordeaux, "les débats sur le nombre de dessertes seront permanents, avant et après la mise en service, assure Olivier Devaux, notre priorité c'est la préparation technique de la ligne. Nous devons être prêts."
Quoi qu'il en soit, les transporteurs, la SNCF et les autres potentiels opérateurs devront, en avril, soit quinze mois avant l'ouverture de la ligne, faire leurs demandes de sillons. Les évolutions, ajouts ou suppressions de dessertes pourront toujours se faire, mais à la marge seulement. Lisea et les futurs usagers seront donc fixés sur le nombre d'allers-retours quotidiens entre Paris et Bordeaux dans trois mois au maximum.
Le calendrier de la préparation technique qui mènera à la mise en service de la ligne, lui, est connu et précis. Il a été expliqué par Christophe Huau :
A partir de février 2017, la LGV totalement achevée sera à disposition de SNCF Voyage pour la formation des conducteurs.
Cinq mois plus tard, le 2 juillet exactement, la ligne sera ouverte...
La SNCF, qui recrute actuellement 45 personnes pour entretenir le réseau et faire circuler les trains, a rappelé, par la voix d'Alain Autruffe, directeur régional SNCF Réseau, que sur 5 Md€ consacrés cette année à la modernisation du réseaux en France, 400 M€ seront dépensés en zone Aquitaine. "Priorité est donnée à la maintenance et à la sûreté", assure ce dernier.
Pour la sureté justement, la SNCF dote la région d'un autogire (hélicoptère léger de type ULM) qui sera basé, à partir de la semaine prochaine, sur l'aérodrome de Saucats-Léognan en Gironde. SNCF investit 92.000 € dans l'achat de cet autogire qui s'ajoute aux deux autres déjà en service ailleurs en France.
L'autogire est systématiquement composé d'un pilote privé, la SNCF en mobilise 5, et d'un accompagnateur de la sûreté ferroviaire. Il sera mobilisé soit de façon autonome en relation avec le poste de commandement national sûreté intérieure (police nationale et gendarmerie), soit couplé avec une des équipes de la sureté ferroviaire au sol qui est composée de 180 agents en Aquitaine.
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Les premiers vols de tests vont démarrer en février, ils se poursuivront jusqu'en avril et s'ajouteront aux missions de surveillance pour maintenance effectuées ponctuellement par des drones comme ceux d'Air Marine, société basée, elle aussi, sur l'aérodrome de Saucats-Léognan.
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