Le golfe de Gascogne, nouvelle autoroute de l'électricité. Voilà le nouveau surnom de cette façade maritime française qui concentre des projets pharaoniques de production et de transport. Alors qu'un parc éolien en mer est déjà raccordé à Saint-Nazaire et que cinq autres vont suivre d'ici 2040, RTE présente une nouvelle ligne sous-marine de transport d'électricité sur 400 kilomètres entre l'estuaire de la Gironde et celui de la Loire.
Baptisé GiLa, pour Gironde et Loire-Atlantique, ce projet chiffré à 4 milliards d'euros doit permettre de faciliter la distribution des flux de production entre le nord et le sud de la France et de l'Europe. Il sera composé de deux câbles de 320 000 volts en courant continu et augmentera la capacité du réseau de la façade atlantique de 2 GW.
« C'est un axe majeur de transit. Avec de nouveaux projets éoliens qui voient le jour, il y a une nécessité à décongestionner cette façade », pointe Jérôme Rieu, délégué interrégional de RTE dans le Sud-Ouest. Le gestionnaire du réseau électrique espère obtenir les autorisations en 2027 ou 2028 avant d'entamer cinq ans de travaux. La mise en service est espérée au plus tôt en 2033 et sa fonction sera double : augmenter les capacités de transit et raccorder les futurs parcs éoliens en mer.
Le tracé précis comme les lieux d'atterrage ne sont pas encore décidés. À terre, les câbles pourraient être raccordés à l'un des postes haute tension parmi lesquels Cubnezais, Ambès, Saucats ou la centrale de Braud-Saint-Louis côté Gironde, et autour de Cordemais et sa célèbre centrale à charbon côté Loire-Atlantique.