Les Reizoteuses, le petit réseau de celles qui bougent

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Rien à voir avec le Cercle d'Oc ou Capitolium. Les Reizoteuses est un réseau de chefs d'entreprises, certes, mais pas celui des grands patrons toulousains, ni celui des grandes patronnes d'ailleurs. Au sein de cette association se côtoient depuis deux ans plus de 300 femmes, de 25 à 60 ans en moyenne : indépendantes, freelance, auto-entrepreneures, commerçantes, gérantes de boutiques... Beaucoup sont en deuxième partie de carrière et se réorientent. Certaines ont créé leur micro-entreprises en plus de leur travail salarié, par besoin ou par passion.
Le monde du mariage, de la photo, de la vidéo et de la création artisanale sont très représentés.
Aujourd'hui, Les Reizoteuses se positionne comme un réseau d'entraide. Les adhérentes s'y rencontrent, se font connaître, échangent bons plans ou compétences. "Le but n'est pas de procéder à un simple échange de cartes de visite, mais de faire du troc de compétences, de découvrir des gens et des projets sur lesquels nous pourrions travailler", poursuit la fondatrice du réseau.
Le principe des Reizoteuses est également de travailler avec d'autres réseaux ou clubs, comme Exaequo, les Mampreneurs, la Maison de l'initiative ou encore Etymon. Des afterworks "Mixons nos réseaux" sont régulièrement organisés dans Toulouse. "Je n'hésite pas à réorienter les adhérentes vers des réseaux plus professionnels, plus internationaux si besoin, explique Alexia Simonot. Toulouse a cet avantage d'être une ville de réseaux où les gens se recommandent facilement."
Autre particularité des Reizoteuses : l'aide aux créatrices d'entreprises.
À destination de ces femmes, les Reizoteuses propose du coaching en communication, et en réseaux sociaux notamment, qui sont les conseils les plus demandés.
Ainsi, au sein du réseau, les adhérentes partagent les mêmes problématiques : confiance en soi, solitude du dirigeant, articulation des temps de vie (pro, perso).
À lire également
Les Reizoteuses, qui veut "donner aux femmes les clés de leur épanouissement" devrait, dans les prochaines semaines, semer des petites sœurs dans des coins reculés de la région. "J'aimerais que celles qui habitent à Saint-Gaudens ne soient pas obligées de venir jusqu'à Toulouse", affirme la fondatrice du réseau. Pour la suite, on verra. "300 adhérentes, c'est pas mal !" sourit la bénévole.
Sophie Arutunian