Optiwine ou quand la nano-aération s’invite dans nos verres… et nos cœurs

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
L'innovation est vraisemblablement dans les gènes de Michael Paetzold. Ce chef d'entreprise est à la tête d'un groupe (120 personnes, 10,7 M€ de CA 2014) qui porte son nom et son prénom, dédié aux process œnologiques, équipements viticoles, prestations œnotechniques... Depuis sa création il y a vingt-cinq ans, ce groupe girondin (siège à Cadaujac) s'est construit une solide réputation dans l'ingénierie au service de la production viticole en France, en Espagne, en Afrique du Sud ou encore au Chili. Jusque-là, ses domaines d'intervention lui permettent d'être présent dans la chaine de production de la vigne jusqu'à la mise en bouteille. Avec Optiwine, innovation et aventure entrepreneuriale, c'est à la table des amateurs de vins que Michael Paetzold et Olivier Caste veulent s'inviter.
Piqué au vif, Michael Paetzold regarde d'abord sur le marché les systèmes existants en matière d'oxygénation des vins avant la dégustation. "Mais je me suis rendu compte qu'aucune solution ne faisait l'unanimité chez les dégustateurs. J'ai voulu relever le challenge."
Après trois ans de R&D, des collaborations multiples avec des universitaires, des chimistes et un budget estimé à 300.000 euros, des dizaines de prototypes, Michael Paetzold, rejoint par Olivier Caste, grand collectionneur de vins, a lancé, il y a moins d'une semaine, l'objet qui représente, pour eux, la réponse pour tous les amateurs qui veulent sublimer les flacons de leurs caves.
A priori, Optiwine, c'est d'abord un bel objet, taillé dans un plastique à la transparence cristalline. Un produit et ses différents packagings entièrement réalisés en France. Après avoir ouvert la bouteille, on l'introduit à la place du bouchon et il suffit de renverser à plusieurs reprises la bouteille pour qu'Optiwine produise son effet. "Il existe trois tailles d'Optiwine, adaptées à l'âge du vin", explique Olivier Caste.
Une opération qui permet au vin contenu, qu'il soit rouge, blanc ou rosé, très grands crus ou non, de révéler le meilleur de lui-même "et surtout du travail du vigneron", insiste Olivier Caste.
Elles ont aussi donné des idées à des chercheurs d'un tout autre domaine.
A partir d'avril, un programme de recherches va démarrer.
Scientifiquement, il existe de vraies divergences entre défenseurs et adversaires d'un vin qui serait bon pour la santé. La nano-aération va-t-elle mettre tout le monde d'accord ?
Pascal Rabiller
Olikrom propulse ses pigments intelligents dans l’aéronautique et la défense
Batteries implantables chez l'humain : Fineheart pilote un programme européen stratégique
Dans le laboratoire de Dionymer, rencontre avec les bactéries du bioplastique
Déserts médicaux : dans le bus qui part à la rencontre des patients isolés en Gironde