Chimie verte : Trans’Alg prépare l’après pétrole

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Après plus de huit mois de discussions et de montage du dossier, le consortium Trans'Alg, qui associe des majors français de la chimie et de la chimie verte comme Arkema et Soprema autour de la société de biotechnologie Fermentalg (siège à Libourne en Gironde) spécialisée dans la production d'huiles et de protéines issues des microalgues, est né.
Ce consortium regroupe également les sociétés Condat (lubrifiants industriels) Pierre Guerin (équipements de fermentation industriels), l'Union des coopérative viticoles d'Aquitaine et leurs laboratoires partenaires, le CEA, le CNRS (Bioteam ICPEES) et l'Iterg autour d'un programme qui porte le même nom : Trans'Alg, et qui vise à produire massivement des matières premières de substitution aux produits pétroliers à bas prix (entre 1 et 5 €/kg).
Trans'Alg cible donc de nombreuses applications comme les bioplastiques, plastifiants, polyols, lubrifiants industriels, membranes d'étanchéité, mousses d'isolation, thermique, carburants... soit des marchés au potentiel de plusieurs centaines de milliers de tonnes par an.
Pilote de ce programme majeur concernant la chimie verte aquitaine, Fermentalg, créée en 2009 par Pierre Calleja et actuellement en plein développement et structuration (lire ci-dessous), s'est vu accorder une première tranche de financement de 2,4 M€ de la part de Bpifrance.
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D'autres chèques vont suivre car au total, le programme Trans'Alg, labellisé par les pôles de compétitivité Xylofutur, Alsace Energivie, Mer Méditerranée et Trimarec, est doté d'un budget total de 31,2 M€ sur 5 ans qui sera assuré, à hauteur de 13,9 M€, par le programme d'investissements d'avenir piloté par le commissariat général à l'investissement et opéré par Bpifrance.
Fermentalg bénéficiera en outre de 8,3 M€ de financements répartis en 2,7 M€ de subventions et de 5,6 M€ d'avances remboursables.
Le site girondin de la société Fermentalg qui compte à ce jour une soixantaine de salariés et exploite une technologie brevetée de production de micro-algues qui lui permet d'adresser les marchés de la nutrition animale/humaine, la cosmétique/santé, la chimie verte et l'énergie, va accueillir, dans les mois qui viennent, un démonstrateur pré-industriel capable de produire 80 m3 de ces substituts aux produits pétroliers.
Pascal Rabiller