En Gironde, naissance de SX1, le robot antiradiations

Jean-Philippe Déjean

Jean-Philippe Déjean
Syneox (31 salariés) partage ses locaux girondins avec ceux d'Innoveox, sa maison-mère parisienne. Jean-Christophe Lépine, PDG d'Innoveox, société cotée en Bourse spécialisée dans les technologies propres, qui repose sur une innovation développée à Bordeaux (l'oxydation hydrothermale en milieu super critique à énergie positive), était présent.
De cette fragilité de l'électronique face à la radioactivité SX1 a été définitivement mis à l'abri. "Il est doté d'une protection bien plus légère que le plomb et absolument efficace. Cette technologie dérive de l'industrie spatiale et de la façon dont sont protégés les panneaux solaires des satellites ou de la Station spatiale internationale contre les rayons cosmiques" résume Christian Delavaud. Autre innovation : SX1 est un robot autonome, doté d'une forme d'intelligence sociale.
En plus de sa robustesse et de son intelligence collective, SX1 est équipé d'une caméra à infrarouge capable de filmer dans le noir le plus absolu, en trois dimensions, en intégrant la dimension du temps et sans risque quant aux radiations.
SX1 est équipé d'une batterie lithium-ion qui lui assure 12 heures de fonctionnement. Il a une espérance de vie de l'ordre de quatre à cinq ans.
"Son prix équivaut à celui d'une voiture et nous avons investi 40.000 € pour le développer. Nous assurons la conception des robots qui sont ensuite construits par des sous-traitants installés pas loin d'ici" souligne le PDG. Une fois installé dans la zone qu'il va contrôler, SX1 n'a plus vocation à en sortir, jusqu'à la mort. "Il fonctionne comme n'importe quelle autre machine que l'on installe dans une usine" tempère Christian Delavaud. SX1 n'a aucun autre cousin sur la planète : il est vraiment unique. Si le marché des centrales nucléaires constitue une cible de choix pour Syneox, l'avenir tient surtout aux multiples programmes de démantèlements de centrales qui vont démarrer.
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"Entre l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, il y a 55 réacteurs à démanteler. Sur les cinquante prochaines années, ce marché de la déconstruction est estimé à 750 Md€ à l'échelle mondiale" observe Jean-Christophe Lépine. Pour vraiment démarrer dans la vie, SX1 va d'abord devoir passer entre les mains des ingénieurs d'EDF qui décideront de son homologation. Une condition sine qua non pour espérer arriver sur les chantiers de déconstruction.
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Si tout va bien, les premiers robots SX1 seront livrés, après homologation, au deuxième semestre 2016.
Jean-Philippe Déjean