Krowork, le Uber du job étudiant ?
Carole Payrau
Carole Payrau
Le grand gagnant du Swam veut créer le "Uber du job étudiant". C'est le concept qu'a en effet défendu David Simonian du 20 au 22 mai dernier au Technopôle de l'Arbois avec Krowork. Un start-uppeur qui n'en est pas à son premier coup d'essai en termes de création d'activité et qui répond plutôt au profil d'un serial entrepreneur. Ce diplômé de l'IAE en administration et gestion des affaires est notamment à la tête d'une communauté fondée l'année dernière, Idées de Business. Et dont la vocation est d'accompagner les start-up qui rencontrent des difficultés dans leur développement.
Krowork est une plateforme de mise en relation d'étudiants en recherche d'emploi et d'employeurs en mal de main d'œuvre.
Tout le travail de l'équipe de Krowork est donc d'amener une infrastructure informatique permettant la mise en relation instantanée, automatique de ces deux parties. Et bien plus encore : ce service numérique gagne en intelligence au fur et à mesure que les étudiants engrangent les missions. Avec le temps, leurs compétences s'enrichissent, et l'application Krowork aussi.
Autre intérêt pour les éventuels candidats, ils choisissent de travailler quand ils veulent, et donc hors des périodes d'examens. Ce qui n'est pas forcément toujours évident lorsqu'ils sont sous contrat.
Des arguments qui devraient séduire la communauté estudiantine. C'est en tout cas ce que compte le start-uppeur, misant sur le caractère très viral de sa cible. Et qui table sur un objectif de 12 000 heures par mois réalisées à partir de janvier 2017. Ce n'est pas irréaliste : 73% des étudiants travaillent pendant leurs études... "Il nous faut donc déployer la solution avant la prochaine rentrée des classes. Une version bêta sera lancée dès le mois de juin, à l'échelle locale, pour se mettre en conditions réelles". Même si David Simonian ambitionne de rayonner très vite au national.
Côté employeurs, les premiers démarchages ont été concluants. "De grandes chaînes se sont déclarées très intéressées par le concept. Nombreuses sont celles qui doivent faire face à l'absentéisme, le turn-over, les surcroîts de travail". Enfin, pour ce qui est du modèle économique, Krowork entend se rémunérer grâce à une commission appliquée sur chaque heure facturée.
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Le SWAM aura permis de gagner un temps précieux.
Et en prime, l'appui possible de la French Tech, qui a beaucoup aimé le projet.
Carole Payrau