Rentrée : du tableau à la tablette avec PlaneteProfs

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Installée dans le secteur du soutien scolaire depuis 32 ans, la société familiale Pieber sait combien les Français sont friands de cours particuliers. Ils seraient même, selon le Centre d'analyse stratégique, les plus gros consommateurs de cours particuliers en Europe.
Dans le même temps, Pieber, qui a compté jusqu'à 12 sites en France avant de se replier sur ses trois sites historiques (Pau, Biarritz et Tarbes), sait aussi que le soutien scolaire classique, avec le prof qui se déplace à domicile, ou l'élève qui rejoint un établissement, est un marché qui s'essouffle au profit d'un autre en plein développement : le cours en ligne.
Vincent Escudé, qui avec son frère Paul a repris il y a trois ans les rênes de Pieber, a très vite investi ce marché en adaptant sa proposition aux outils de mobilité dont disposent désormais les élèves... à commencer par leur smarphone.
Un logiciel et une application mobile, le tout regroupé autour d'une offre portée par une startup baptisée PlaneteProfs. Un outil nouveau qui a semble-t-il profité à l'élève Samuel puisque ce dernier a obtenu la mention très bien au baccalauréat...
Une expérience et un atout humain de poids : la cinquantaine de professeurs qui animent les cours de soutien toute l'année pour le compte de Pieber.
"Grâce à ces acquis nous proposons des prestations dont la qualité nous permet de nous engager sur le nombre de points que l'élève est en mesure de récupérer grâce à PlaneteProfs", assure Vincent Escudé. Une progression que les parents peuvent surveiller en permanence grâce aux bulletins et bilans d'acquisitions qui leur sont communiqués tous les trimestres.
A ces cours en visioconférence, PlaneteProfs ajoute un service unique, un chat instantané, sorte de WhatsApp éducatif. Les élèves ont la possibilité, depuis leur mobile, d'interroger ponctuellement leur professeur dès qu'ils sont confrontés à un problème de compréhension d'un cours. Le professeur est censé répondre dans l'instant.
Des professeurs qui, si l'on en croit la direction de la startup, vivent plutôt positivement l'évolution de leur mission.
Depuis 2014, un peu plus de 1.000 élèves (de la 6e au Bac + 5) en Europe suivent les cours de PlaneteProfs via les écrans de leurs ordinateurs, en face-à-face avec un professeur, généralement le même, et avec une interface qui leur permet d'interagir sur un tableau virtuel en temps réel. Un chiffre à 100.000 lieues des 30.000 élèves déjà suivis par l'école Pieber depuis sa création, et encore loin des 500 élèves inscrits aux cours Pieber, mais PlaneteProfs, qui a été lancé en septembre 2015, n'a pas encore fait sa "vraie" rentrée...
Accompagner les élèves en Europe, la société paloise sait déjà le faire, mais après la levée de fonds programmée, elle souhaite pouvoir le faire beaucoup plus loin, du côté de l'Asie principalement car il faut composer avec le décalage horaire. La fin de journée scolaire à Singapour ou à Hong Kong c'est la mi-journée en France... Bref, "disrupté" ou pas, le soutien scolaire ne peut s'émanciper des contraintes de ce bon vieux rythme scolaire.
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