Naissance de Digital League, le plus grand cluster numérique de France
Maxime Hanssen
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510 membres, 26 000 emplois, plusieurs milliards d'euros de chiffre d'affaires cumulés. La fusion des deux clusters de la région Auvergne-Rhône-Alpes - Clust'R numérique et Numélink - actée mardi soir à Lyon lors d'une assemblée constitutive, donne naissance à la plus grande structure dédiée aux entreprises du numérique en France, et l'un des plus importants clusters en Europe. Pour accompagner cette impulsion, le nouveau nom de la structure a été dévoilé : Digital League. "Ce nom symbolise l'union des deux clusters, son caractère fédéral mais aussi son rayonnement international attendu", soulignent Jean-Michel Bérard et Catherine Bocquet, co-présidents. L'ensemble s'est donné trois mots d'ordre : fédérer, grandir, rayonner. Une fusion qui doit accompagner l'ambition régionale, qui est d'être dans le top 5 européen du numérique d'ici 2020.
L'objectif de Digital League est d'accompagner la croissance économique et l'emploi de la filière numérique en Auvergne-Rhône-Alpes. Le potentiel est énorme. "Le cluster a pour ambition de contribuer à la création de 10 000 emplois supplémentaires par rapport à la croissance naturelle d'ici 2020", souligne Jean-Michel Bérard, alors que la filière représente aujourd'hui 57 000 emplois sur le territoire régional.
Pour assurer un équilibre et un ancrage territorial, Digital League est construite en organisation fédérale. Elle reflète le poids économique des membres, des emplois et des financements historiques. 6 antennes seront installées à Lyon (où sera le siège), Saint-Etienne, Grenoble, Clermont-Ferrand, Valence-Romans, Annecy-Chambéry, avec sur chaque territoire, un comité local et un vice-président élu, ainsi qu'un délégué territorial salarié.
La gouvernance régionale est quant à elle composée de 15 membres au bureau. L'aspect opérationnel de la structure sera assuré par Eric Angelier, directeur général, architecte de la fusion, et Fabien Soler, directeur général adjoint. Le budget du cluster sera d'1,55 million d'euros en 2017 dont 2/3 de financements publics de la Région, des métropoles et collectivités. "Nous voulons aller davantage vers du financement privé. Cela démontrera notre efficacité et notre importance pour les entreprises", assurent les deux co-présidents.
Maxime Hanssen
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