Une ambition qui avait cependant connu un premier revers lors de la vente de la jeune pousse au fonds lyonnais Mediapps Innovation, présidé par Bechara Wakim, fin 2020. Cette cession s'était soldée par plusieurs mois de discussions houleuses entre l'ancien propriétaire et le nouvel arrivant, et avait débouché sur un dépôt de plainte pour diffamation par les repreneurs de SeaBubbles.
Entre-temps, la jeune pousse de 15 salariés (chiffre d'affaires non communiqué) avait cependant rebondi en annonçant l'homologation courant 2024 de son deuxième « bateau volant », pouvant transporter huit passagers (contre quatre pour son modèle initial), toujours à partir de la technologie des foils couplée à des moteurs électriques et/ou hydrogène.
Mais alors qu'elle avait validé sa preuve de concept avec un premier modèle opéré pour le compte du Grand Annecy (qui l'avait menée à transporter près de 2.000 passagers durant l'été 2023 à travers huit rotations quotidiennes) sur le lac d'Annecy, puis vendu un premier exemplaire à un opérateur de bateaux en Suisse dont le nom n'a pas été précisé (pour un prix estimé à 650.000 euros), SeaBubbles connaît une nouvelle zone de turbulences depuis cet été.
Le 22 juillet dernier, elle fait en effet l'objet d'une procédure de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lyon (Rhône). Et ce, tout en épinglant « le parasitage économique et la diffamation constante » (...) « qui ont été condamnés par le Tribunal de commerce de Lyon par le jugement du 18 septembre 2023 ». Des propos en référence avec le différent rencontré depuis plusieurs mois avec l'ancien skipper Alain Thébault.