Alors que Y-Brush a été placée en redressement judiciaire le 1er juillet dernier, son fondateur se montre confiant en vue du dépôt des offres, qui est fixé au 8 septembre prochain.
Avec sa nouvelle génération de brosse à dents électrique, la jeune pousse était prête à conquérir l’international : mais le lancement d’une nouvelle gamme, combiné au ralentissement du marché américain, l’a conduit à se placer cet été en redressement judiciaire.
Depuis 2017, la start-up Y-Brush, incubée à l'origine par l'ECAM Lyon, surfait sur une promesse avec sa brosse à dents électrique brevetée en forme de Y, qui permet de réaliser un brossage des dents en seulement dix secondes, grâce à l'action simultanée de 35.000 poils de nylon.
Lauréate d'un Innovation Award du Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas en 2023, elle avait ensuite lancé la commercialisation de son produit sur Amazon, puis au sein d'enseignes de la grande distribution (Darty, Boulanger, grandes surfaces...). Début 2024, elle avait ensuite entamé sa conquête des marchés internationaux en commercialisant ses produits aux États-Unis, en Allemagne et en Angleterre (uniquement à travers de la vente en ligne).
Mais depuis le 1er juillet, la jeune pousse a été placée en redressement judiciaire. En cause : le lancement retardé de sa nouvelle gamme de produits, mais aussi le ralentissement observé sur le marché américain, depuis les nouveaux droits de douane annoncés par le président américain Donald Trump. Soit +20% de taxes sur cette catégorie de produits importés de l'Union européenne.
Et ce, alors que l'export représente désormais 50% de ses ventes, et les États-Unis, son premier marché à l'international : « Nous avons déjà servi près de 200.000 clients et le marché américain représentait, dès sa première année, près de 1 million de dollars générés sur dix mois... » confie Benjamin Cohen, PDG et cofondateur de Y-Brush.
Àla recherche de nouveaux fonds
Selon lui, Y-Brush a observé « une très forte baisse » (chiffre non communiqué) de la consommation sur le marché américain en l'espace de quelques mois, et ce, alors que la start-up a pourtant fait le choix de ne pas augmenter ses prix. « Nous absorbons en partie ces surcoûts et nous avons négocié avec nos fournisseurs pour pouvoir le faire ».
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Cet imprévu, conjugué au retard pris par la jeune pousse pour le lancement d'une nouvelle gamme de produits, présentée comme « plus efficace au niveau de la batterie et moins chère », aurait entraîné son dirigeant à demander son placement en redressement judiciaire.