Le logement de demain : des espaces partagés et des habitants impliqués
Hélène Lerivrain
Hélène Lerivrain
L'urbanisme est un enjeu majeur des métropoles de demain, l'objectif étant de rendre les villes plus humaines et les citoyens plus heureux d'y vivre. Ainsi, à la question "A quoi ressemblera le logement de demain ?", des promoteurs, des architectes et des urbanistes ont répondu sans détour à l'occasion du Forum Smart City organisé à Bordeaux le 18 mai. Pour Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers, "dans la ville de demain, on doit être dans le co-aménagement et donc être à l'écoute des citoyens afin qu'ils participent de plus en plus aux projets. On ne fera pas le bonheur des gens malgré eux."
Pour illustrer cet habitat de demain, Manuelle Gautrand, architecte et présidente de l'Académie d'architecture française, a pris un exemple : le projet Edison Lite, lauréat de l'appel à projets "Réinventer Paris", qui verra le jour dans le 13e arrondissement de la capitale. Manuelle Gautrand Architecture considère que la situation et le contexte dans lequel se trouve le site permet de créer un bâtiment mêlant audace, technologie, soucis environnemental, mais également architectural.
La conception d'espaces partagés au sein des habitats séduit de plus en plus les professionnels du secteur. "La smart city, ce n'est pas que de la technologie", explique en effet Xavier Boulanger, directeur régional du pôle promotion Icade filiale de la Caisse des dépôts. Créer du lien social devient aussi une priorité.
Qu'est-ce qu'un logement idéal ? Pour Manuelle Gautrand, il s'agit clairement du projet Edison Lite. Pour Pierre Aoun, "mon rêve, c'est surtout une envie de voir que le logement devienne vecteur du mieux-vivre ensemble dans une ville". Quant à Xavier Boulanger, "au-delà du rêve, il s'agit davantage d'imaginer des programmes réversibles pour accompagner l'évolution de la demande des clients et des usagers". Enfin Alexandra François-Cuxac insiste : "Les habitants ont envie de bénéficier d'un logement correspondant à leur mode de vie. Il faut également alléger les contraintes". Tout le monde est d'accord pour dire qu'aujourd'hui les délais de production sont trop longs, 6 à 7 ans en moyenne.
À lire également
Première bataille de gagnée peut-être pour la présidente de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers qui demandait d'en finir avec le ministère du Logement pour le remplacer par un pôle immobilier dans un grand ministère des territoires.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

L'industrie immobilière pèse 210 milliards d'euros soit 10 % du PIB.
Hélène Lerivrain