Aires de covoiturage : un outil stratégique pour la Gironde

Jean-Philippe Déjean

covoiturage
DR

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Jean-Luc Gleyze, président (PS) du Conseil départemental de la Gironde, a présenté le 7 juin à Saint-André-de-Cubzac les résultats d'une étude sur le comportement des conducteurs girondins lancée en septembre 2016 en partenariat avec IBM et le groupe PSA, et annoncé dans cette commune située au bord de la Dordogne girondine la création d'une super aire de 200 places dédiée au covoiturage.
Si, avec la réforme territoriale, le Département a perdu la compétence du transport il conserve celle de la mobilité. La nouvelle aire de 200 places sera par ailleurs équipée d'ombrières avec panneaux photovoltaïques.
"Ce chantier de Saint-André-de-Cubzac fait partie d'un investissement global de plus de 3 M€ consacré par le Conseil départemental de la Gironde à la création de 49 nouvelles aires de covoiturage d'ici 2020. Notre mandature est placée sous le signe de l'innovation et là nous y sommes", résume le président.
Cette étude innovante a été menée grâce aux capteurs connectés embarqués dans les véhicules les plus récents, qui disposent d'un système de communication avec accès à Internet.
Et à en croire l'élu la pêche a été bonne et la carte routière de Gironde a commencé à dévoiler certains de ses côtés obscurs.
"Il s'agit de savoir s'il faut améliorer les cartes. Quand on découvre où les chauffeurs de voitures font fréquemment trop de déclenchements d'ABS, il est naturel d'essayer de savoir ce qui ne va pas, d'où vient le risque, s'il est lié à un engorgement des infrastructures ou à un autre facteur", précise Jean-Luc Gleyze.
Le président du Département évoque ensuite le cas de la commune de Camblanes-et-Meynac, dans l'Entre-Deux-Mers tout près de Bordeaux, "où c'est l'accès à une voie rapide qui pose problème, avec des usages d'ABS beaucoup trop nombreux, ce qui va nous obliger à faire des modifications". En plus d'une meilleure compréhension des flux, avec la localisation des zones où se forment les bouchons, ces données permettent de superposer les comportements des chauffeurs avec la nature du terrain.
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