Premiers pas pour l'incubateur numérique du Barreau de Bordeaux

Mila Ta ninga

Barreau de Bordeaux
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"Avant toute chose, nous devons emmener le plus grand nombre d'avocats à une sorte d'acculturation pour les nouvelles technologies et à une approche entrepreneuriale et intraprenariale de nos métiers", avance le vice-bâtonnier du barreau de Bordeaux, Pierre Gramage. Une démarche qui n'est pas si évidente malgré les avancées en la matière. Déjà, il existe plusieurs formes d'outils innovants. Quelques-uns rencontrent d'ailleurs un certain succès auprès des professionnels et des justiciables, comme l'automatisation des actes, la justice prédictive avec la robotisation juridique ou encore les plateformes de mise en relation entre les avocats et les justiciables. "Mais toutes ces technologies ne sont pas prêtes à remplacer l'analyse et l'intervention humaine pour rendre la justice", souligne Pierre Gramage.
Avant toute chose, le vice-bâtonnier lance un appel aux 15.74 avocats inscrits au Barreau de Bordeaux et à ceux qui sont dans une démarche d'innovation. Car, cette évolution "doit donc se faire avec les avocats et pour les avocats".
Cet incubateur se veut être un lieu de réflexion et de proposition, de formation et d'échanges, mais aussi de prospective pour anticiper la profession de demain.
Un long travail pratique qui permettra aux avocats qui désirent développer des outils, d'avoir toutes les armes en mains.
Pierre Gramage, vice-bâtonnier du Barreau de Bordeaux et Jérôme Dirou, bâtonnier du Barreau de Bordeaux (crédit photo Mila Ta ninga)
Pour se mettre à la page du numérique et mieux appréhender l'avenir avec les nouvelles technologies, le Barreau espère s'entourer de compétences et créer des partenariats avec des écoles de commerce ou tournées vers le numérique mais aussi avec l'université de Bordeaux. Des discussions sont déjà en cours pour la mise en place d'un diplôme universitaire sur la transformation digitale des professions du droit. Et pourquoi pas des partenariats avec les institutions locales qui existent déjà, telles que la French Tech Bordeaux ou l'Agence de développement et d'innovation de Nouvelle-Aquitaine. Ces partenariats sont encore à négocier pour des événements ponctuels ou pour du long terme.
D'autres pistes sont mises en avant avec le Réseau national des incubateurs installé à Paris. Il s'agirait de recenser les légathèques pertinentes (bases de documents juridiques commentés en accès libre) pour tester des solutions pour l'ensemble des incubateurs régionaux. Là encore des solutions sont à trouver pour savoir comment les utiliser et avec quels outils numériques. Et pourquoi pas se constituer en association pour trouver des fonds de fonctionnement.
L'idée, là encore, est de renforcer la profession et de lui permettre de se développer dans cet écosystème de l'innovation.
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L'incubateur de Bordeaux fait donc ses premiers pas et est d'ailleurs encore à la recherche de locaux. Pour ce qui est du fonctionnement, Pierre Gramage attend que les négociations en cours soient plus concrètes pour donner des chiffres.
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