Hydroliennes : Blue Shark Power System signe avec Djibouti et entre en Bourse
Hélène Lerivrain

Blue Shark Power System
Blue Shark Power System
Hélène Lerivrain

Blue Shark Power System
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Après 15 ans de recherche et de développement, Blue Shark Power System passe à la vitesse supérieure. Les premières hydroliennes conçues et assemblées par la société bordelaise seront déployées dès l'année prochaine. "Quatre ou cinq pour commencer en 2019, puis une centaine l'année suivante", avance Philippe Rebboah, président fondateur de Blue Shark Power. En attendant, la cleantech signe ses premiers contrats.
Ainsi après la Chine, Blue Shark Power System vient officiellement d'annoncer un protocole d'accord majeur avec la République de Djibouti. "Djibouti qui ambitionne de devenir d'ici l'an 2020 l'un des pays pionniers à utiliser 100% d'énergie verte pour la production de l'électricité́", précise Philippe Rebboah. Ce protocole porte sur la vente de 495 hydroliennes fournissant chacune 240 KW soit un total de 120 MW. La livraison d'une première ligne de 80 machines est prévue dès le premier semestre 2020.
D'un point de vue technique, Blue Shark Power System a mis au point deux modèles d'hydroliennes. La première pour les rivières et les fleuves jusqu'à 12 m de profondeur. La seconde pour les mers et les océans.
Les objectifs de la société sont clairs : "Nous entendons déployer nos hydroliennes en partenariat avec des opérateurs énergétiques dans le monde entier, avec une action orientée dans un premier temps en direction de pays émergents." Dans cette optique et pour gagner en notoriété mais aussi pour diversifier ses sources de financement et ainsi investir dans son développement, la société vient également d'annoncer son introduction à la Bourse de Paris.
Blue Shark Power System est composée d'une équipe de 10 personnes qui occupent notamment des postes de coordinateur pour faire le lien avec les sous-traitants. La société bordelaise travaille en effet avec une dizaine d'entreprises pour la conception des machines. "Cela veut dire une centaine d'emplois derrière." Le pré-assemblage est ensuite fait à Bordeaux. "Nous nous étions installés en Nouvelle-Aquitaine en 2013. Nous ne le regrettons pas, avec un bémol toutefois. On espère pouvoir continuer à exporter des containers depuis le port de Bordeaux." L'armateur MSC s'est en effet retiré en juillet dernier.
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