Aéronautique : Flyops, une croissance ascendante mais discrète
Hélène Lerivrain

Flyops
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C'est un retour aux sources pour Flyops créée en 2009 au sein de Bordeaux Technowest. Pour son dixième anniversaire, elle revient à Mérignac où l'entreprise a fait construire un bâtiment de 1.000 m2 pour un montant de près de 2 millions d'euros. "Nous voulions nous rapprocher de l'aéroport", confie Xavier Joussaume, fondateur de la société qui n'a jamais levé de fonds et détient 100 % du capital.
Xavier Joussaume a fait une carrière de pilote dans l'armée pendant une vingtaine d'années, a travaillé dans le transport public puis le transport d'affaire. "C'est là qu'est née l'idée. Je rencontrais des clients qui n'avaient pas le temps de préparer leurs vols. J'ai donc proposé ce service de préparation et de suivi des vols, et le marché a répondu positivement." Flyops s'est dans un premier temps spécialisé dans la préparation des appareils pour l'aviation d'affaires et l'aviation commerciale.
Puis nouvel élan, et surtout gros développement à partir de 2015. Après Air France titulaire du marché pendant 40 ans, Flyops a remporté, en partenariat avec un grand groupe industriel français, l'appel d'offres de 40 millions d'euros par an sur 4 ans pour la préparation de 1.200 aéronefs de l'Etat. "Avant cette date, notre chiffre d'affaires s'élevait à 300.000 euros, il est de 5 M€ aujourd'hui. Nous étions 5 dans l'entreprise, nous sommes désormais 42." Et ce n'est pas terminé. La société recrute une dizaine de personnes cette année, notamment des agents d'opérations aériennes capables d'opérer sur des vols militaires, commerciaux et privés. "Nous les formons pendant 6 à 9 mois."
L'appel d'offres sera renouvelé cette année par le ministère de la Défense. Flyops va de nouveau y répondre mais continue en parallèle son travail de R&D. Après avoir lancé la commercialisation il y a un an et demi de son boîtier Airmod qui permet d'établir une communication en temps réel entre un avion en vol et les services support au sol, Xavier Joussaume explique avoir "beaucoup de projets de rupture d'usage dans la consommation des services à l'aviation d'affaire."
Il va ainsi lancer en mai à Genève un service dématérialisé de nouvelle génération visant à fluidifier les échanges entre les clients et la société Flyops. "Un projet d'envergue qui a nécessité 500.000 euros d'investissement et deux ans et demi de travail et qui, je l'espère, va nous propulser en avant sur l'activité et le développement de la société." Il n'en dira pas plus.
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Objectif désormais, continuer à s'implanter en Europe où Flyops travaille déjà avec 6.500 sous-traitants et aller chercher ensuite de nouveaux marchés, notamment en Chine et aux Etats-Unis. La société prépare actuellement en moyenne une centaine de vols par jour.
Hélène Lerivrain
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