Diabète : MirambeauAppCare crée des relais aux Emirats arabes unis et au Canada

Jean-Philippe Déjean

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MirambeauAppCare

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Benoît Mirambeau et Nicolas Babin, cofondateurs de MirambeauAppCare (l'application de soin Mirambeau), à Martillac (Gironde), annoncent ce mercredi 3 avril la création de deux conseils scientifiques : à Doubaï, pour les Emirats arabes unis (EAU), mais aussi à Montréal (Canada). Le conseil scientifique de MirambeauAppCare pour les EAU est constitué par le docteur Rahila Bhatti, de l'hôpital Mediclinic Parkview de Doubaï, et l'infirmière générale Michelle Franklin, en charge de la clinique du diabète à l'hôpital Imperial College d'Abou Dhabi.
Au Canada c'est une équipe d'endocrinologues du CHU (Centre hospitalier universitaire) de Montréal qui remplit cette fonction. Mais c'est bien à Bordeaux que les deux associés cofondateurs de la startup girondine ont créé le premier conseil scientifique dédié à leur application Diabilive. Un an et demi après la création de l'entreprise, les deux associés ont réussi à lever au total 900.000 euros de financement, dont 370.000 euros amenés par quatre banques : BNP Paribas, BPACA (Banque populaire Aquitaine Centre Atlantique), CIC Sud-Ouest et Crédit agricole d'Aquitaine, et 530.000 euros par le biais des proches (love capital).
En plus des paramètres servant à calculer l'évolution de la glycémie, les patients doivent intégrer à Diabilive leur activité physique, pour le suivi de l'énergie dépensée. Et puis bien sûr ils doivent se servir du glucomètre pour prélever un peu de sang et mesurer leur taux effectif de glycémie. Tous ces blocs d'information servent au final à contrôler les besoins du patient en insuline, qui sait exactement à quel moment il doit s'injecter la dose prescrite. En plus une fonction de Diabilive permet au patient de rester en contact avec son médecin traitant.
Vue de l'application Diabilive (MirambeauAppCare)
C'est que le diabète est une maladie lourde, qui peut non seulement provoquer des syncopes mais aussi des infarctus, des AVC et compliquer des cicatrisations bégnines, en particulier aux pieds, au point d'entrainer la gangrène avec à la clé l'obligation d'amputer.
Pour autant cette application ne fonctionne pas comme s'il s'agissait de trouver une place de parking. Diabilive s'adresse d'abord aux professionnels de la santé, en particulier aux médecins, mais aussi aux patients. Mais dans ce dernier cas l'application ne peut fonctionner que si le médecin traitant accepte que le protocole de soins qu'il applique au patient puisse être chargé dans l'application. En cas de problème entre le patient et son médecin à ce sujet, MirambeauAppCare a embauché une pharmacienne, qui a la compétence pour intervenir sur ce type de blocage et faire charger le protocole, souligne Nicolas Babin.
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L'application Diabilive, primée au Concours Lépine International Paris 2016 puis au CES de Las Vegas (2018), est certifiée Iso 13485 (management de la qualité appliqué aux dispositifs médicaux) et bénéficie également, selon ce dernier, de la norme européenne B2 (propre au fonctionnement du système de santé). La jeune pousse girondine compte d'ici la fin de l'année prendre pied en Afrique du Nord et s'attaquer, à partir du Canada, au marché américain à partir de septembre pour pouvoir s'y installer en 2020.
Jean-Philippe Déjean
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