Pour atteindre la neutralité carbone, La Rochelle mise sur un système collaboratif
Hélène Lerivrain

Le port de La Rochelle
Thierry Rambaud
Hélène Lerivrain

Le port de La Rochelle
Thierry Rambaud
Le territoire de La Rochelle entend diviser par deux l'empreinte carbone dès 2030 pour atteindre la neutralité en 2040 et ainsi devenir le premier territoire urbain littoral français zéro carbone. C'est dans cette optique qu'il a répondu à l'appel à projets national Territoires d'innovation et remporté la première étape en début d'année. Un nouveau dossier a été déposé la semaine dernière. Mais Anne Rostaing, chef de projet pour l'association Atlantech, est catégorique : "Que le projet soit lauréat ou non, les outils imaginés par le consortium associant la Communauté d'agglomération, la Ville de la Rochelle, l'université, le port et Atlantech seront mis en place. Si le projet est retenu, cela nous permettra simplement d'aller plus vite."
Le premier de ces outils est le développement d'une plateforme territoriale de données sur laquelle sera adossé l'élément clé du dispositif : l'agrégateur carbone territorial. Piloté par une société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) en cours de création, il sera lancé d'ici à la fin de l'année. L'objectif est de développer des projets qui permettront de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou d'améliorer la captation de carbone. "En l'occurrence, le territoire de La Rochelle a des capacités d'absorption de carbone importantes grâce à 70 kilomètres de littoral, 60 % de terres agricoles et 10 % de marais. Cela nous permet de dire qu'atteindre la neutralité carbone n'est pas illusoire", relève Anne Rostaing, en charge du pilotage de l'agrégateur.
Concrètement, l'agrégateur carbone territorial est un dispositif technique et financier qui permettra l'émission et la vente de crédits carbone à l'échelle du territoire et réunira donc porteurs de projets et acheteurs.
Sur la centaine d'entreprises locales interrogées, plus de la moitié ont exprimé le souhait d'être associées à cette démarche soit parce qu'elles ont un projet en tête, soit parce qu'elles ont envie de développer des produits neutres en carbone, soit enfin parce qu'elles souhaitent être accompagnées pour mieux maîtriser leur empreinte carbone sur le territoire. Le port de La Rochelle en fait partie.
Le port a déjà identifié des thématiques et des projets sur lesquels travailler.
Les partenaires de l'agrégateur rochelais travaillent sur une trentaine de projets à mettre en place à partir de l'installation de la société coopérative. Sur 20 ans, ils visent la valorisation de 400.000 tonnes de CO2 soit environ 150.000 projets accompagnés.
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Hélène Lerivrain