Orok veut révolutionner le transport des bagages sur les pistes des aéroports
Françoise Sigot
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Les petits tracteurs qui sillonnent le pied des pistes pour acheminer des remorques de bagages vont avoir de la concurrence. Car depuis quelques mois, Pierrick Boyer et William Lambert ont lancé le prototype d'un système permettant d'automatiser cette tâche.
Un chariot équipé d'intelligence artificielle capable, non seulement, de transporter les bagages des voyageurs au pied des pistes et inversement, mais aussi et surtout d'optimiser ses trajets.
Un premier prototype de véhicule de transport autonome fonctionne aujourd'hui parfaitement à échelle réduite. Il s'agit désormais de finaliser le prototype à l'échelle réelle et de lancer des essais à l'aéroport Saint-Exupéry où la startup a d'ores et déjà signé un accord avec un assistant d'escale prêt à tester sa solution.
Avant de franchir cette étape, les co-fondateurs de la jeune pousse ont besoin de plus de moyens. Ils vont donc lancer avant la fin de l'année un tour de table avec lequel ils espèrent lever environ 150 000 euros.
Pour l'heure, Orok a développé son prototype sur ses fonds propres avec l'apport d'une bourse French Tech de 30 000 euros et d'un prêt du Réseau Entreprendre de 60 000 euros. Elle a également bénéficié de 60 000 euros de "love money" et d'un prêt de 150 000 euros de la BPI.
Une fois le cap des essais terminé, Orok prévoit de relancer un appel de fonds de l'ordre de 400 000 euros pour développer la commercialisation et lancer la production, dont la majeure partie sera sous-traitée.
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D'ici là, l'équipe composée actuellement par les deux fondateurs devrait s'étoffer d'une bonne quinzaine de personnes.
Françoise Sigot
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