L'Edtech de Nouvelle-Aquitaine investit le CES

Mikaël Lozano

Marbotic propose des produits pour apprendre à lire et compter en jouant
Marbotic

Mikaël Lozano

Marbotic propose des produits pour apprendre à lire et compter en jouant
Marbotic
Au total 27 entreprises partiront au prochain CES Las Vegas sous la bannière #TeamNAqui portée par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, appuyé par ses partenaires. Parmi elles, trois startups étiquetées "edtech", investies dans la technologie au service de l'éducation. Marbotic, fondée et dirigée par Marie Mérouze, conçoit, fabrique et commercialise des jeux éducatifs pour les enfants de 3 à 6 ans, alliant jouets en bois interactifs et applications pour tablettes permettant d'apprendre à lire et à compter. Repérée et distribuée dans le monde entier par Apple, la startup bordelaise a réussi un tour de force technique pour faire reconnaître ses pièces en bois ne comprenant aucun composant électronique par les tablettes tactiles. Ces jouets, en utilisant l'électricité statique produite par le corps humain, sont capables d'être détectés par l'écran tactile des iPads, la célèbre tablette d'Apple. Chiffres, lettres et formes se marient avec une application permettant à l'enfant de jouer... et d'apprendre tout en s'amusant. La startup réalise déjà plus de 90% de son chiffre d'affaires à l'international.
Aux Pays-Bas, 50 % des écoles ont été équipées avec des produits Marbotic : en France, seule l'académie de Caen vient de débuter un test. Côté grand public, "travailler avec Apple nous a fait entrer dans une autre dimension. Cette année nous avons lancé notre premier produit sous licence, avec Sesame Street (célèbre série télévisée éducative aux USA, NDLR) ainsi que de nouveaux jeux éducatifs en partenariat avec la société américaine Osmo", complète Marie Mérouze.
pour un véritable soutien scolaire numérique, du CP au Bac. Rentable depuis l'an dernier, Prof en Poche dénombre aujourd'hui plus de 300.000 utilisateurs. Au CES, la société paloise de 11 personnes présentera son projet baptisé Mathia, un
assistant pédagogique intelligent composé d'une application pour tablette tactile et d'une pyramide holographique. "Jusqu'à présent, nous offrions du service mais on rêvait de créer notre propre produit, explique Vincent Escudé, CEO et cofondateur. Nous avons donc mis en chantier la création d'une intelligence artificielle destinée à aider les enseignants et avons remporté, avec Mathia, un appel d'offres du ministère de l'Education nationale." Ce "partenariat d'innovation intelligence artificielle" implique également Tralalère, Lumen AI et Cabrilog.Le dispositif a vocation à aider les écoliers de cycle 2 (du CP au CE2) à visualiser en 2D et 3D, grâce à la pyramide, et donc mieux maîtriser, les concepts mathématique et géométriques alors que leurs capacités d'abstraction sont encore limitées.
Le dirigeant met en avant la co-construction réalisée avec toutes les parties prenantes, en particulier les enseignants. Mathia peut s'utiliser seul, en groupe ou en atelier collaboratif. En test dans six académies, il sera déployé à grande échelle dans les écoles françaises en cas de succès de la phase de R&D, comme le prévoit le partenariat noué avec l'Education nationale. A terme, Prof en Poche aimerait que les pyramides holographiques soient construites par des collégiens lors de leurs cours de technologies, "de façon à créer un pont de plus entre école primaire et collège". Vincent Escudé estime d'ailleurs que si l'Edtech semble avoir du mal à prendre pied auprès des acteurs institutionnels, c'est "parce que les solutions sont fournies clés en main. Or, tout l'enjeu dans l'éducation est de co-construire, qui a aussi pour avantage de générer davantage d'adhésion de toutes les parties. Mais les donneurs d'ordre se bougent énormément ces derniers temps, c'est bon signe." Au CES, Prof en Poche cherchera des distributeurs et partenaires intéressés par la vague Edtech.
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Dipongo sera aussi de la partie. Destinée aux enfants de 4 à 9 ans, son application créative d'histoires personnalisées mêle les mondes réel et virtuel. Sur tablettes et smartphones, la startup permet aux enfants d'être moins passifs devant les écrans et plus autonomes. C'est à l'enfant de dessiner, modeler, construire... pour poursuivre les aventures des personnages. La startup bordelaise a été distinguée en 2019 par un CES Innovation Award dans la catégorie "software & mobile apps". Emmanuelle Gras, CEO et cofondatrice de la jeune entreprise, prend d'ailleurs ses distances avec le marché de l'edtech. Sa proposition de valeur est plus à située dans l'univers du divertissement.

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Dipongo a commencé à travailler avec Nathan dans l'optique de co-créé un produit permettant aux enseignants d'illustrer leurs cours. Mais c'est, commercialement parlant, un univers peu attendu qui frappe à la porte. "A notre grande surprise, car ce n'était pas prévu, ce sont tous les acteurs qui cherchent à réinventer et moderniser leur parcours client qui viennent nous chercher : les hôtels, la SNCF, des restaurants... ainsi que Sodexo, qui va nous embarquer dans son application mobile pour sensibiliser les enfants au sujet du gaspillage alimentaire." Si bien que la jeune société met un pied dans le monde de l'édition et vend licence Dipongo et kits créatifs "physiques". Sans oublier de pousser plus loin la R&D, avec un prototype de nouvelle application qui intègrera de la reconnaissance vocale et objets connectés. Ce pas en avant doit lui permettre de valider un nouveau marché qui semble en demande : celui des hôpitaux et de certains professionnels de santé tels que les psychologues.
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