Isorg. Derrière ce nom étrange se cache une startup française particulièrement prometteuse qui a déjà levé pas moins de 32 M€ en deux fois en 2014 et 2018. Créée à Grenoble (Isère) en 2010 en tant que spin off du CEA (commissariat à l'énergie atomique), cette entreprise innovante compte aujourd'hui 70 salariés répartis son siège grenoblois, son usine de Limoges (20 salariés), son service de R&D à Bordeaux (dix salariés) et un bureau à HongKong. Plus de 70 brevets en propre ont déjà été déposés par ses équipes en particulier dans le domaine des capteurs polymères et des photo-détecteurs organiques permettant de convertir la lumière en signal électrique.
Le cœur de son offre actuelle c'est son capteur d'image grande surface qui, une fois apposé sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette, permet de le transformer en capteurs d'empreintes digitales. "Cela ouvre beaucoup de perspectives et de nouveaux usages, notamment pour la sécurisation des données mais aussi pour les équipements des douanes et de la police pour les contrôles aux frontières", fait valoir Jean-Yves Gomez, le CEO d'Isorg, avant d'illustrer les usages possibles : "On peut capter jusqu'à quatre empreintes digitales distinctes simultanément. Cela permet de configurer des degrés de sécurisation différents, y compris en combinant les empreintes de plusieurs personnes pour des cas particulièrement sensibles par exemple. L'accueil de cette technologie, sans équivalent à notre connaissance, a été très bon au CES de Las Vegas en janvier dernier." Isorg a ainsi été citée parmi les cinq innovations du smartphone de demain par le Wall Street Journal.