newHeat se félicite d’un signal très positif pour le secteur de la chaleur solaire renouvelable. La société bordelaise, créée en 2015, annonce le financement d’un portefeuille de cinq centrales solaires thermiques pour 15 millions d'euros, avec la participation de deux partenaires bancaires et de trois fonds régionaux de la transition énergétique. Une étape importante pour newHeat qui s'inquiète néanmoins de sa compétitivité à l'heure où le prix des énergies fossiles est bas.Opération bouclée pour newHeat. La startup bordelaise vient d'annoncer le financement de son premier portefeuille de cinq centrales solaires thermiques pour un total de 15 millions d'euros.
"Ce financement d'envergure est une grande première dans le secteur alors que c'est assez classique dans le photovoltaïque, mais il vient surtout finir de valider notre modèle économique et notre capacité à monter ces projets. Un très grand nombre d'audits ont été réalisés. C'est une étape importante dans le développement de newHeat", assure Hugues Defréville, fondateur de la société.
Il ne s'agit pas de financer directement l'activité de l'entreprise mais bien un groupe de cinq projets de production de chaleur solaire à destination des grands sites industriels et des réseaux de chaleur urbains. Car, pour rappel, c'est la société newHeat qui investit dans la centrale et revend ensuite l'énergie solaire produite.
Parmi ces projets, tous soutenus par l'Ademe et les Régions concernées, figurent la centrale qui alimente l'usine à papier de Condat en Dordogne et qui est d'ores et déjà en service. Deux centrales solaires prévues pour alimenter des réseaux de chaleur sont en cours de construction à Narbonne (Aude) et à Pons, en Charente-Maritime. Les deux derniers projets seront greffés à de grands sites industriels pour le besoin en énergie de leurs procédés, en Auvergne Rhône Alpes et en région Grand Est.
Un financement par grappe
Dans le détail, newHeat a ainsi réussi à mettre en place un prêt bancaire de onze millions d'euros auprès de Triodos Bank, basée aux Pays-Bas, et Crédit Coopératif en France. Pour le reste, à savoir quatre millions d'euros, une holding (newHeat invest 1) regroupant ces cinq projets a été créée. Elle est détenue à 51 % par newHeat et à 49 % par trois fonds régionaux de la transition énergétique concernés, puisque des centrales seront implantées sur leur territoire : Terra Energies (Région Nouvelle-Aquitaine), Arec Occitanie (Région Occitanie) et Oser ENR (Région Auvergne Rhône-Alpes).
"C'est un montage qui n'est pas simple mais dans la mesure où chaque projet est relativement petit notamment pour les partenaires bancaires, nous les avons regroupés. Nous sommesdansune logique de financement par grappe, c'est-à-dire qu'une autre holding sera créée pour les projets suivants", précise Huges Defréville.