Spin-off de l'Université de Limoges, InPlanta cultive des objets vivants
Corinne Mérigaud, à Limoges
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Ces végétaux grandissent dans un environnement clos adapté.
InPlanta
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Ces végétaux grandissent dans un environnement clos adapté.
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La vitroculture végétale est née au sein du Laboratoire de chimie des substances naturelles de l'Université de Limoges, il s'agit de cultiver des plantes ou des arbres sans entretien, hors sol et sous atmosphère stérile. Intéressé par ce process, David Marionnet, transfuge du groupe cosmétique corrézien Sothys, souhaitait monter son entreprise. Sa rencontre avec le professeur Vincent Gloaguen, qui œuvre au LCSN, a permis de transférer cette technologie de laboratoire vers le grand public. En mars 2017, il intègre l'incubateur Avrul d'Ester Technopole et, à la suite des retours positifs des tests de commercialisation, il crée la société en janvier 2018 avec son associé, embarquant dans son projet Idelette Plazanet, une doctorante du laboratoire promue responsable R&D et production.
Les premiers plantaphores étant validés par les consommateurs, une levée de fonds est lancée pour structurer le développement commercial. Le tour de table a permis, le mois dernier, d'engranger 360.000 euros grâce à de nouveaux actionnaires notamment la Région Nouvelle-Aquitaine via son fonds de co-investissement Naco (110.000 euros), les Business Angels du Limousin et des investisseurs privés dont la société Double M et le groupe Hexagone. "Cette levée a pour objectif de structurer nos capacités de production afin de produire entre 30.000 et 50.000 plantaphores sur 2021 et 2022 contre quelques centaines d'exemplaires par mois aujourd'hui précise le président." Une extension de l'atelier de 150 m2 sera aménagée sur la Technopole en fin d'année.
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L'entreprise avait anticipé cette levée de fonds en musclant son service commercial avec deux embauches, dont un alternant, et la transformation d'un mi-temps en temps plein portant l'effectif à neuf salariés pour un chiffre d'affaires prévisionnel de 360.000 € en 2020. L'ambition est désormais de gagner des parts de marché, notamment à l'export, et de porter l'effectif à une vingtaine de personnes en 2025.
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