Fermentalg décolle avec son algue riche en DHA et déploie son puits à carbone
Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Lavielle
Agence Appa/Thibaud Moritz
Jean-Philippe Déjean
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Philippe Lavielle
Agence Appa/Thibaud Moritz
Centrée sur l'élevage de microalgues pour s'attaquer au marché du DHA, la société innovante a également commencé à se diversifier dans la production de colorant bleu alimentaire naturel.
A LIRE AUSSI
Biotechnologie : Fermentalg a boosté son chiffre d'affaires et réduit ses pertes en 2020
Première cible de ces extractions : le DHA ("docosahexaenoic acid"), acronyme anglais pour acide docosahexaénoïque, soit ADH en français. Situé à la racine de la chaîne alimentaire marine via les microalgues cet acide à longue chaîne de la famille des oméga-3 est présent dans les poissons gras, comme la sardine ou le maquereau. Il est très prisé pour la composition de compléments alimentaires en raison de ses caractéristiques.
Le DHA se trouve également dans certaines huiles végétales, comme l'huile de noix ou de colza, à des taux plus faibles. Car dans cette course au DHA ce sont les microalgues qui mènent le bal, très loin devant les huiles végétales et les poissons. Les microalgues, qui peuvent produire jusqu'à trente fois plus d'huile à l'hectare que n'importe quel oléagineux, affichent des taux inégalés de concentration en DHA-oméga-3.
À lire également
Acide gras oméga-3 le plus présent dans le cerveau et la rétine, le DHA, qui est un constituant des membranes cellulaires, se retrouve aussi dans le coeur et les vaisseaux sanguins. Selon l'Union européenne les bienfaits du DHA en termes de bon fonctionnement du cerveau, du système cardiovasculaire et de la vue sont conditionnés à certaines normes. Pour entrer dans ces catégories à valeur ajoutée pour la santé, les aliments et compléments alimentaires contenant cet acide gras doivent par exemple fournir au moins 40 milligrammes de DHA pour 100 grammes de produit et 100 kilocalories. A condition que la personne concernée ingère au moins 250 milligrammes de DHA par jour. A d'autres conditions, cet acide gras joue aussi un rôle clé dans le développement du cerveau et de la vue de des fœtus et des nourrissons.
Jean-Philippe Déjean
Olikrom propulse ses pigments intelligents dans l’aéronautique et la défense
Batteries implantables chez l'humain : Fineheart pilote un programme européen stratégique
Dans le laboratoire de Dionymer, rencontre avec les bactéries du bioplastique
Déserts médicaux : dans le bus qui part à la rencontre des patients isolés en Gironde