Dans les universités, le financement de l'innovation impose de profondes mutations

Maxime Giraudeau
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campus Talence
Arthur Pequin

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Arthur Pequin
A en croire la répartition géographique des lauréats du programme d'investissement d'avenir (PIA4), on pourrait penser que l'Etat croit très fort à la puissance des universités en Nouvelle-Aquitaine. C'est plutôt que ces dernières ont su mettre en avant leur appétit pour opérer des tournants majeurs. Les directives du plan de relance franco-européen sont claires : la prime est donnée à l'innovation qui répond aux défis contemporains. Le seul intérêt scientifique ne semble plus suffire ; la recherche doit désormais confronter les enjeux sociétaux.
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"On a touché à des fondamentaux, c'est certain. Mais, ne pas se réinventer, ce serait maintenir l'université dans sa tour d'ivoire et ne pas l'intégrer à la société", justifie Jean-Marc Ogier, le président de l'Université de La Rochelle. Dans la ville côtière, on ambitionne de devenir un "centre d'excellence européen sur le littoral urbain intelligent" en réunissant des groupes de recherches interdisciplinaires. Fini la coexistence d'autant de départements que de disciplines dans les murs de l'université. La transformation, augurée en 2018, avait suscité des oppositions importantes chez étudiants et enseignants.
Pour le président, déjà en poste alors, cette évolution est de mise pour assurer la visibilité de son établissement.
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