La stratégie de la tension du FLNC-Canal historique

 |   |  301  mots
Le FLNC-Canal historique, l'une des principales factions du mouvement nationaliste corse clandestin, cherche apparemment, par une stratégie de la tension émaillée d'attentats très violents, à se trouver en position de force dans d'éventuelles discussions secrètes avec l'Etat. La rapide revendication du dernier attentat, qui a ravagé hier l'Inspection académique de Haute-Corse, et l'importance des moyens utilisés (une charge de 10 kg d'explosif) souligne en tout cas la détermination des dirigeants de cette organisation à faire pression sur leurs interlocuteurs. Le FLNC semble vouloir rapidement s'assurer des avantages, en échange de l'arrêt des attentats, notamment avant la première visite depuis sa nomination du ministre de l'Intérieur, Jean-Louis Debré. Visite qui devrait intervenir « assez rapidement », indique-t-on place Beauvau. Certains dirigeants du Canal historique pourraient notamment monnayer le renoncement à la violence et demander l'abandon d'éventuelles poursuites dans de délicates affaires économiques et financières. Toutefois, la visite de Jean-Louis Debré ne devrait avoir lieu que lorsque la faction nationaliste aura officiellement proclamé une trêve des actions violentes. Des discussions auraient lieu actuellement entre l'Etat et les nationalistes, sous la houlette d'un proche conseiller du président Jacques Chirac à l'Elysée, Maurice Ulrich, par l'un des hommes de confiance de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, Daniel Leandri. Alain Lamassoure ministre du budget et porte-parole du gouvernement a toutefois formellement démenti hier sur RTL la réalité de ces négociations, tout en annonçant que le Premier ministre recevrait « dans les prochains jours » les élus corses et en confirmant que le ministre de l'Intérieur se rendrait « prochainement » dans l'île. Dimanche, le quotidien la Corse affirmait pour sa part qu'un comité interministériel avait été consacré dans la plus grande confidentialité, mercredi dernier à l'hôtel Matignon, à la situation économique insulaire.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :