Pierre Martin : " Il faut définir des critères pour éviter les contentieux "

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À la différence du Medef, vous souhaitez aborder la question de la représentativité patronale, quelles sont vos intentions ?Il faut être cohérent avec l'avis du Conseil économique et social que nous avons voté fin 2006. Il ne nous paraît pas incongru de repenser la représentativité des organisations de salariés et d'employeurs. Je ne souhaite pas forcément tout remettre en cause. Nous disons simplement que la représentativité ne se décrète pas, elle se mesure. Côté patronal, par exemple, il faut vérifier, que telle ou telle organisation possède des structures départementales, régionales. Bref, qu'il existe un vrai maillage. En outre, on a un réel problème juridique s'agissant de la représentativité patronale. Côté syndical, il y a l'arrêté de 1966, côté patronal, il n'y a rien. Aussi, en cas de contestation, c'est le juge qui doit se prononcer au cas par cas sur la représentativité dans une branche d'une organisation patronale. Ce fut notamment le cas dans la branche du caoutchouc où le Medef n'a pas été déclaré représentatif. Il faut donc bien définir des critères de représentativité pour éviter les contentieux.Que revendiquez-vous par rapport à l'accord du 12 décembre 2001 conclu dans l'artisanat et qui organise un financement du dialogue social, via une cotisation de 0,15 % sur la masse salariale des entreprises ?Nous allons mettre en avant cet accord dès aujourd'hui. Nous demandons son extension, tant retardée, aux secteurs de l'artisanat du bâtiment, de la fabrication et des services, où il ne peut pas s'appliquer en raison d'une opposition constante des autres organisations patronales. Or, lors de la conférence du 19 décembre, Nicolas Sarkozy a longuement insisté sur le besoin de rénovation du fonctionnement du dialogue social. Notre accord participe pleinement à ce souhait.Sur la durée du travail, thème que le Premier ministre aurait voulu que les partenaires sociaux abordent aussi, quelle est la position de l'UPA ?Notre organisation, qui comprend plusieurs composantes, tient demain un conseil qui abordera ce thème. Ce que je peux vous dire, c'est que nos entreprises ont besoin du maintien d'une référence légale claire en matière de temps de travail et d'heures supplémentaires. Car la taille de nos entreprises ne permet pas d'organiser des dérogations par accord d'entreprise. En revanche, je suis d'accord pour que des aménagements à la durée légale du travail soient possibles au niveau des branches.Quel va être le cheval de bataille de l'UPA dans les mois à venir ?Nos professions sont essentiellement composées d'entreprises de main-d'oeuvre. Or, malgré la situation démographique favorable, si on ne réforme pas l'assiette des cotisations sociales, on ne pourra pas résoudre le problème de l'emploi. Les pistes de la TVA sociale, même si cette expression est malheureuse, de la CSG doivent donc être explorées.

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