SNCF : la sortie de grève se confirme

Une à une, les multiples négociations sur la sortie de grève à la SNCF semblent aboutir. Avec des résultats plutôt positifs pour les cheminots. Pour arracher un accord, certains directeurs de région, comme à Strasbourg, ont dû sortir du chemin balisé par la direction générale avec son « relevé de décisions » sur les retenues salariales des jours de grèves. Ce « relevé de décisions » avait été dressé par la direction à la suite de l'échec d'une négociation globale avec les syndicats, avant la prise de fonction du nouveau président Loïk Le Floch-Prigent qui avait pour sa part élargi la marge de manoeuvre des directeurs de région. Conséquence directe des accords conclus localement, les divers préavis déposés pour peser sur les discussions entre syndicats et directions régionales sont levés les uns après les autres. Après Rouen et Strasbourg, les syndicats ont suspendu hier leur mouvement de grève illimitée qui devait être lancé dans la soirée pour la région de Paris Sud-Est. Au plan national, la direction de la SNCF ne déplorait hier soir qu'un seul point noir : la région de Paris Nord, où la grève de certains conducteurs de Mitry-Claye perturbe le trafic sur la ligne B du RER. Les négociations entre la direction de Paris Nord et les syndicats s'y poursuivaient hier soir. A Strasbourg, les syndicats ont en effet limité la casse. Selon la direction régionale, l'accord a, en premier lieu, débouché sur la détermination de la période de grève entre le 24 novembre et le 15 décembre, sachant que le dernier jour est considéré comme jour travaillé. Explication : les assemblées générales de cheminots votant la reprise du travail s'étaient tenues dans la matinée... comme les AG qui, les jours précédents, avaient voté la reconduction de la grève. Surtout, les journées de repos programmées pendant la grève ne sont pas toutes considérées comme jours de débrayage. Un maximum de six jours est prévu, alors que le « relevé de décisions » n'en prévoyait que quatre. L'accord strasbourgeois prévoit aussi qu'un tiers des jours non travaillés chez les conducteurs ne seront pas considérés comme des jours théoriques de travail, compte tenu de la non-prise de jours de repos ! De plus, comme il est prévu au plan national, les cheminots pourront transformer en jours de repos un tiers de leurs jours de grève. Ces repos seront prélevés sur 1995 et 1996. Résultat, sur une période de vingt-deux jours de grève, certains conducteurs pourraient n'être pénalisés que pour cinq jours seulement. Christophe Palierse

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