Les déficits publics représenteraient 4,6 % du PIB français en 1996

Les déficits publics atteindront 4,6 % du PIB fin 1996 au lieu des 4 % prévus par le gouvernement, en raison du ralentissement de la croissance qui ne devrait atteindre que 1,75 %, selon l'analyse mensuelle de la Société Générale publiée hier. En effet les déficits « déraperaient mécaniquement » d'environ 50 milliards sauf en cas de mesures correctrices. En revanche, si l'assainissement des finances publiques est maintenu, les taux d'intérêt à court terme devraient continuer à baisser dans le sillage des taux allemands, mais un peu plus rapidement. La Société Générale estime qu'un « mécanisme récessif s'est enclenché en 1995 » notamment en raison de « la persistance de taux d'intérêt élevés en raison de l'incertitude sur la politique économique française jusqu'à l'automne ». Une baisse « forcée » du taux d'épargne devrait cependant aider la croissance en 1996, les ménages puisant dans leurs économies « sous la contrainte » d'un recul de leur pouvoir d'achat, et aussi grâce à l'assurance de ne plus subir des hausses d'impôts et aux mesures de déblocage de l'épargne.
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