Le loofa, idéal pour se brosser le dos ? et construire sa maison

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Pour beaucoup, le loofa sert avant tout à se gratter le dos sous la douche. Mais ce végétal, appartenant à la famille des cucurbitacées, peut être utilisé d'une tout autre façon : au Paraguay, il sert, à titre expérimental pour l'instant, à produire des panneaux de construction pour l'habitat.C'est Elsa Zaldivar, une militante sociale, qui a eu l'idée de cette innovation, en remarquant que les familles rurales qui cultivaient la plante pour la cosmétique n'utilisaient pas les nombreux déchets. Pas plus que les vieux plastiques d'une décharge voisine n'étaient recyclés. Sans oublier le fait qu'une grande partie de la forêt, détruite par l'agriculture, n'offrait plus le bois nécessaire à la construction. Associée à un ingénieur, elle décide donc de tester un procédé visant à fondre les plastiques tout en leur incorporant des résidus de loofa, ainsi que des restes de coton et des feuilles de maïs broyées. Pari réussi : après plusieurs tentatives, les panneaux, qui peuvent être colorés à la fabrication afin d'économiser l'enduit ou la peinture, lui donnent toute satisfaction.résistants et flexiblesLa micro-entreprise qu'elle a créée produit aujourd'hui des panneaux de différentes épaisseurs. Ces panneaux peuvent également être doublés et incorporer en sandwich des matières végétales afin d'assurer une meilleure isolation. Ils sont ensuite agrafés pour fabriquer un mur, un toit, des cloisons, voire des meubles. Le tout avec des propriétés intéressantes : non seulement ils sont plus légers que le bois et plus maniables, mais ils se révèlent aussi plus résistants et plus flexibles, un atout important en cas de tremblement de terre.L. J. B.

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