Lagos, lanterne rouge des Bourses mondiales

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Si certains marchés dits « frontières » résistent, du fait de leur moindre exposition à la crise globale, le Nigeria, premier producteur pétrolier en Afrique, n'est pas dans ce cas de figure. Fortement dépendant de l'or noir, qui contribue à plus de 90 % de ses recettes en provenance de l'étranger, le pays subit aujourd'hui de plein fouet le retournement des cours pétroliers. Cette situation affecte la santé économique du pays mais touche également ses marchés financiers et ses banques.Le naira, sa devise, s'est effondré de plus de 25 % depuis novembre dernier, tandis que la Bourse de Lagos ? en repli de 27 % depuis le 1er janvier ? s'affiche aujourd'hui comme la lanterne rouge des marchés d'actions internationaux. « Celle-ci pâtit de la chute des valeurs bancaires (elles représentent les deux tiers de la capitalisation) », explique un économiste, attribuant cette chute au-delà de la crise de liquidité mondiale au fait que « la plupart d'entre elles sont impliquées dans du trading pétrolier ».Banques touchéesCompte tenu de ces turbulences boursières et de la dégradation de l'environnement économique, l'agence de notation S&P, après avoir dégradé la perspective de la note souveraine du pays (négative), a également fait passer celle de quatre établissements bancaires de « stable » à « négative ». Il s'agit de First bank of Nigeria, de Zenith, de Guaranty Trust Bank et d'Intercontinental Bank. « Après avoir connu des croissances à deux chiffres au cours des deux dernières années, les prêts bancaires devraient réduire fortement leur allure à 6 % en 2009 », estime l'agence.M. B.

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