Accord de dernière minute pour le TGV Est
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ferroviaireOfficiellement, le gouvernement tient la corde. En annonçant aujourd'hui la signature du protocole de financement de la deuxième phase de la ligne à grande vitesse (LGV) Est, estimée à 2,1 milliards d'euros, ce dernier confirme l'accélération des quatre grands chantiers inscrits au plan de relance. « Nous avons de bonnes chances de signer avec les collectivités locales appelées à financer 35 % de la LGV Est », note-t-on au ministère en charge des transports. « Si l'État tient ses engagements, c'est d'accord », confirment les régions qui manquaient à l'appel, la Lorraine et Champagne-Ardenne. En contrepartie, la première a obtenu le feu vert de l'État pour un projet de gare d'interconnexion à Vandières et la seconde, la relance de l'électrification de la ligne Paris-Troyes. coup d'accélérateurLe gouvernement attend aussi « une réaction de Bruxelles », selon un porte-parole, pour faire bénéficier les régions qui financent les projets du Grenelle de l'environnement d'une hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) à hauteur de 1 centime d'euro, ce qui augmenterait la perception des régions de 40 %. Conformément au rythme imprimé par le plan de relance, ce coup d'accélérateur donné à la LGV Est fait suite au lancement, fin juillet, d'appels d'offres concernant les LGV Le Mans-Rennes (2,85 milliards d'euros) et la LGV Tours-Bordeaux (7,2 milliards). Le dernier chantier inscrit au plan de relance, le contournement de Nîmes-Montpellier, doit faire l'objet d'un appel d'offres sous peu. L'accord de financement de la LGV Est se veut aussi un signe d'espoir alors que cette étape délicate reste à entériner, notamment, pour le projet phare de Tours-Bordeaux. Un signe donné à la dernière minute, après des mois d'attente qui menaçaient de repousser le lancement des travaux de 2010 à 2011 au moins. Marine RelingerLes régions attendent une hausse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers.
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