Le luxe se serre la ceinture
La Tribune
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Les grands magasins ne sont pas les seuls à faire la chasse aux stocks de montres, sacs et autres chaussures de luxe. Au premier semestre 2009, Gucci Group, dans ses boutiques, a diminué les siens de 7 %, avec des pointes à ? 10 % chez Bottega Veneta et ? 11 % chez Gucci. La branche luxe de PPR fait la chasse aux coûts tous azimuts, réduisant ses charges opérationnelles de 2 % à 8 % en fonction des maisons. Son concurrent direct, LVMH, n'est pas en reste. L'entreprise, qui évitait soigneusement de toucher ses budgets de communication il y a six mois encore, annonce une réduction totale de ce poste de 9 % de janvier à juin, ainsi qu'une diminution moyenne de ses coûts opérationnels de 5 %.navigation à vuePour les deux groupes, l'objectif est clair : épargner les marges et restreindre les charges pour très vite regagner en rentabilité lorsque la crise sera passée. Mais passera-t-elle rapidement ? « La seconde moitié de l'année sera peut-être moins négative, mais ce n'est pas sûr du tout », prévient une analyste de la Société Généralecute; Générale. Les patrons, eux, naviguent à vue. LVMH évoquait un point bas pour les ventes de distributeur au troisième trimestre tandis que François-Henri Pinault parle d'un « frémissement » en juillet et que Patrick Thomas, PDG d'Hermès, voit la fin des déstockages dans la parfumerie mais pas dans l'horlogerie. En attendant, tous se félicitent d'avoir franchi les 30 % de leur chiffre d'affaires effectué dans les pays émergents. La croissance a beau y être deux, voire trois fois moins forte que les années précédentes, c'est mieux que dans le reste du monde. Or, depuis neuf mois, tous ont appris à baisser leurs prétentions. Sophie Lécluse
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