Mumbaï portée par les bons résultats
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Pays émergentsComme 20 autres sociétés du Sensex sur 27, Mahindra & Mahindra a satisfait les attentes des analystes, et les a même dépassées. Le principal groupe de véhicules et tracteurs indiens a plus que doublé son bénéfice au premier trimestre de l'exercice 2010. Quant à son cours de Bourse, première performance de l'indice local, il n'a pas à se plaindre, avec une progression multipliée par trois depuis janvier. Avec de telles contributions, l'Inde bénéficie à plein du mouvement d'euphorie qui traverse la région et qui a permis aux actions asiatiques de s'attirer en une semaine (achevée le 29 juillet) 1,6 milliard de dollars. La Bourse de Mumbaï croît déjà cette année au rythme effréné de 62 %. Sur le seul mois de juillet, le Sensex s'est envolé de 8 %, tandis que le MSCI Asie affichait sa cinquième hausse à deux chiffres consécutive. points noirs« En Inde, plusieurs indicateurs cycliques montrent qu'un retournement est en cours. Avec la mousson qui s'améliore, les perspectives de croissance pour 2010 redeviennent également plus positives », indiquent les analystes du broker IIFL. Du côté des résultats, « le consensus s'attend encore à une performance relativement étale de 1,1 % pour 2010, mais les estimations de 2011, qui s'établissent autour de 19 %, ont, elles, été révisées en hausse de 5 % depuis le mois d'avril ». « Ces publications sont encourageantes, renchérit un gérant du Taurus Mutual Fund à Mumbai, mais nous nous devons d'attendre le prochain trimestre pour avoir la preuve que la reprise est bien là. » Le contexte macroéconomique est encore loin d'être complètement rassurant, Les pressions inflationnistes et le déficit fiscal restent des points noirs à surveiller. Même si, sur ce dernier point, les bons résultats des sociétés sont aussi une bonne nouvelle pour les finances publiques. De fait, le gouvernement est de plus en plus dépendant des profits des entreprises, puisque celles-ci contribuent désormais à hauteur de 40 % à l'ensemble des recettes fiscales, contre 18 % en 2000. Marjorie Bertouille
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