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«?Bad bank?» ou garantie des actifs ?

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Publié le 16 février 2009 à 09:48 - Mis à jour le 16 février 2009 à 09:48

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18 juillet 2026

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Assainir. C'est aujourd'hui le leitmotiv de la communauté financière dans le monde à l'égard du bilan des banques. Le projet de « bad bank » que l'on attendait de l'administration américaine cette semaine et qui a été décalé, en raison d'obstacles techniques, est une idée qui est tout sauf nouvelle. Expérimentée à la fin des années 1980 pour trouver une issue à la faillite de caisses d'épargne (« savings and loans »), cette technique de cantonnement des actifs toxiques se double d'un scénario qui peut être parallèle ou alternatif : il s'agit de garantir tout ou partie des actifs pourris qui restent détenus par les banques. Chacun des deux montages n'offre ni la simplicité, ni la souplesse, ni l'efficacité tant attendues par les banques et les gouvernements aujourd'hui. Pourtant, ces solutions apparaissent aujourd'hui comme des maux nécessaires. Le nouveau secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, avait été explicite devant les sénateurs américains il y a quelques jours : tous ces schémas « ont des limites. Je pense qu'il faut chercher un mélange de ces types de mesures ». Une certitude : de Davos la semaine dernière au prochain G20 du 2 avril à Londres, le sujet est sur toutes les lèvres. ? La « bad bank »Les premiers exemples d'un tel système remontent à la fin des années 1980 aux États-Unis et aux années 1990 en Suède. Dans le premier cas, près de 500 caisses d'épargne avaient été sauvées, et le coût estimé pour le contribuable américain à 150 milliards de dollars de l'époque. En Suède, la « bad bank » s'était accompagnée de la nationalisation des deux banques les plus en difficulté. Aujourd'hui, c'est la Suisse qui donne l'exemple en matière de « bad bank ». Après avoir annoncé à l'automne la création d'une structure destinée à acheter pour 60 milliards de dollars d'actifs toxiques d'UBS, la Banque Nationale Suisse a commencé au début de cette semaine l'émission d'obligations à court terme pour financer ce véhicule. En Allemagne, la réflexion actuelle porte sur la création de structures de défaisance pour chaque banque en ayant la nécessité.Le seul intérêt de la « bad bank » est de sortir des bilans des banques les actifs les plus toxiques. Cela a deux effets : d'une part, c'est un signal positif à l'égard du marché pouvant inciter des actionnaires privés à investir en capital. Mais, avant tout, l'élimination des actifs pourris permet de stopper la dégradation des fonds propres des banques et donc de réenclencher le mécanisme de distribution du crédit, à l'arrêt ? ou presque ? aujourd'hui. Si la mécanique semble simple, elle est, de la bouche même du secrétaire au Trésor, « extrêmement compliquée ». C'est précisément la raison pour laquelle le vague projet d'un « mégafonds » lancé aux États-Unis dès la fin 2007 avait été abandonné, ainsi qu'en septembre dernier, lorsqu'Henri Paulson, alors secrétaire au Trésor, avait jeté l'éponge.La principale difficulté est dans la fixation du prix des actifs. Si le prix est trop bas, il ne représente aucun intérêt pour les banques ,qui doivent alors passer de nouvelles dépréciations massives. Mais si le prix est trop élevé, c'est la facture pour le contribuable qui devient trop lourde à encaisser.? La garantie des actifs cette solution a été mise en ?uvre par Citigroup (pour 300 milliards de dollars) et Bank of America (pour 120 milliards), tandis que le deuxième plan de sauvetage des banques britanniques présenté il y a quinze jours fonctionnera sur le même principe.Les banques prenent à leur charge un certain volume de pertes ; au-delà de ce plancher, elles absorbent encore 10 % des pertes tandis que l'État garantit les 90 % restants.Cette solution est a priori plus simple puisqu'il n'y a pas à fixer le prix de chaque actif, mais seulement évaluer un niveau plancher. En revanche, nombre d'observateurs estiment qu'elle ne résout pas le problème principal : l'encombrement des bilans des banques avec ces actifs pourris. A cet égard, l'annonce en novembre du plan de Citigroup avait dopé son cours de Bourse avant que l'euphorie ne retombe, soulignant la fragilité du montage. Ce qui n'a pas empéché la banque d'annoncer qu'elle utiliserait 36,5 milliards de dollars d'aide publique en distribution de crédits.Guénaëlle Le Solleu15,2 % texte15,2 % texte15,2 % texte

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