General Motors pourrait être fixé très vite sur son sort

utomobileGeneral Motors sera-t-il autorisé à vendre ses actifs sains à une nouvelle entité majoritairement détenue par l'État américain ? À l'issue de trois longues journées d'audition des avocats et des créanciers du premier constructeur automobile américain, le juge du tribunal des faillites de New York, Robert Gerber, a clos les débats jeudi soir en demandant aux diverses parties prenantes de lui « faire parvenir par e-mail » leurs requêtes et documents. Ce qu'elles ont commencé à faire dès hier. Le juge Gerber devrait rendre ensuite très vite sa décision, selon les observateurs, qui s'attendent à ce qu'elle soit publiée sur Internet dès ce week-end. La vente effective des actifs pourrait alors avoir lieu dès lundi ou mardi prochain. L'administration Obama, qui a déjà prêté plus de 27 milliards de dollars (plus de 19,2 milliards d'euros) à GM, a fixé au 10 juillet la date limite pour cette vente. Faute de quoi elle arrêtera de financer le constructeur.Le Trésor majoritaireLe « nouveau GM », créé à partir des actifs sains du constructeur, serait majoritairement détenu par le Trésor américain (à 60,8 %), en échange d'une nouvelle injection de plus de 60 milliards de dollars d'argent public. Le reste du capital se partagerait entre l'État canadien (11,7 %, en retour d'un financement de 10,5 milliards de dollars, dont 3,5 milliards apportés par l'Ontario), le fonds d'assurance-maladie du syndicat UAW des travailleurs de l'automobile (17,5 %) et les créanciers. Ces derniers, détenteurs de 27 milliards de dettes non garanties, se verraient offrir 10 % du capital, avec la garantie de pouvoir monter ultérieurement jusqu'à 15 %.Le nouvel ensemble pourrait être introduit en Bourse dès le début de l'an prochain. Selon le « Wall Street Journal », les États-Unis et le Canada auraient l'intention de céder complètement leurs participations au plus tard en 2018.Quant aux actifs non repris par le « nouveau GM », ils resteront sous l'autorité de la justice pour être liquidés. Le constructeur a déjà demandé de gros sacrifices à ses salariés. Les effectifs des « cols blancs » chuteront à 23.000 au 1er octobre, contre 49.000 en 2000. Quatorze usines vont fermer et le nombre de « cols bleus » doit passer de 54.000 aujourd'hui à 40.000 en 2010. Les syndicats se sont engagés à ne pas faire grève pendant au moins six ans. Chez les 6.000 concessionnaires, l'heure est aussi à la purge, avec la disparition programmée de 40 % d'entre eux. nLa vente effective des actifs pourrait alors avoir lieu dès lundi ou mardi prochain.

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