Un médiateur nommé chez Osram

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Le fabricant d'ampoules électriques Osram et les représentants des salariés de son usine de Molsheim (Bas-Rhin) ont accepté hier la nomination d'un médiateur dans le conflit qui les oppose à propos d'un projet de 108 licenciements. Cette médiation a été proposée par le tribunal de grande instance de Saverne, qui avait été saisi par le comité d'entreprise et par Force ouvrière. L'entreprise, filiale du groupe allemand Siemens, a accepté de geler le projet de baisse des rémunérations et le plan social pendant la médiation, soit trois mois éventuellement renouvelables. Les deux parties ont quinze jours pour s'accorder sur le nom du médiateur.Osram, confronté à l'interdiction progressive en Europe des ampoules à incandescence, sa production historique, a proposé en début d'année à 600 de ses 800 salariés un avenant à leur contrat de travail prévoyant une baisse du taux horaire de rémunération de 12,5 % étalée sur trois ans. retour aux 39 heuresUn accord de 1999 avait entériné un passage aux 35 heures payées 39, moyennant un gel des salaires pendant trois ans. La direction demande aux salariés de revenir à 39 heures en maintenant leur rémunération, ce qui revient à une baisse de 12,5 % du salaire horaire. Et ce, pour accroître la productivité et assurer la pérennité du site. 108 employés ont refusé et ils ont fait l'objet d'un plan social pour causes économiques.Les syndicats dénoncent « une violation frontale du droit du travail ». Osram, lui, met en avant la survie du site. Le président du tribunal a pour sa part estimé que le chiffre d'affaires de Siemens (77 milliards d'euros), « presque le budget d'un petit État », donnait au groupe une responsabilité économique, mais aussi sociale, ajoutant que le droit aboutissait parfois « à de mauvaises solutions ». O. E.

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