La famille Seydoux veut rester à la barre de Gaumont

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cinémaGaumont a publié la semaine dernière des résultats semestriels en recul. Le chiffre d'affaires régresse de 9,5 %, à 45 millions d'euros, et le bénéfice net de 43 %, à 1,2 million. Explication : seulement trois films produits par Gaumont sont sortis en salles (dont le coûteux « OSS 117, Rio ne répond plus », qui a toutefois engrangé 2,5 millions d'entrées), soit un de moins qu'au 1er semestre 2008. Toutefois, les recettes de l'exploitation de salles, via la filiale Europalaces détenue avec Pathé, progressent de 7,5 %. Les revenus des dessins animés, grâce au rachat du producteur Alphanim fin 2007 et de la vidéo à la demande, ont doublé, mais restent modestes à, respectivement, 2,3 et 0,3 million d'euros.indépendanceMalgré des résultats en dents de scie selon les années, Gaumont n'entend pas changer de stratégie. Pour le président du conseil de surveillance, Nicolas Seydoux, pas question d'arrêter la production de films : « Cela permet d'alimenter le catalogue. » Ni de céder ce catalogue ? « un matelas qui permet de lisser les à-coups de la production ». Et encore moins la Gaumont elle-même : « L'objectif est de rester indépendant. Les actionnaires familiaux [qui détiennent 59 %] ne sont pas vendeurs, et entendent rester dans la société. »Quant à Vincent Bolloréeacute;, rentré au capital en 2002 et qui détient 9,6 %, « nos rapports sont amicaux, selon Nicolas Seydoux. Il n'a jamais créé aucune difficulté et toujours voté aux assemblées générales toutes les résolutions proposées par la direction ».Gaumont a discuté il y a trois ans d'une fusion avec le studio Europa Corp de Luc Besson, mais « nous ne sommes pas parvenus à un accord. Il fallait que le nouvel ensemble garde les talents des deux sociétés, ce qui n'était pas évident. Pour qu'une fusion soit réussie, il faut qu'un plus un fassent au minimum deux et si possible plus de deux. Cela paraissait difficile ».Côté finances, Gaumont ne respectait plus à fin 2007 les clauses de son crédit bancaire de 100 millions d'euros. Il a donc renégocié ces crédits en 2008 et obtenu un nouveau prêt de 125 millions, apportant en garantie sa pépite, ses 34 % dans Europalaces. Selon Nicolas Seydoux, « les clauses à respecter sont désormais totalement différentes. Auparavant, nous devions ne pas dépasser un certain niveau d'endettement. Désormais, les clauses sont basées sur les cash-flows d'Europalaces, ainsi que l'actif et le passif de Gaumont. Il faudrait enchaîner beaucoup de mauvaises années pour ne pas respecter ces nouvelles clauses? »

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