Hillary Clinton sur les pas d'Obama en Afrique

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DIPLOMATIELe président Obama avait fait chavirer les c?urs, en saluant les avancées démocratiques en Afrique, lors de son voyage au Ghana, le 10 juillet dernier. Place maintenant aux affaires. Hillary Clinton, sa secrétaire d'État, s'embarque pour un marathon de onze jours, qui l'emmènera dans sept pays du continent à partir d'aujourd'hui. Intérêts américains et perspectives d'investissements sont au programme. Au-delà des puissances pétrolières comme le Nigeria et l'Angola ou des poids lourds économiques, telle l'Afrique du Sud, la chef de la diplomatie visitera le Kenya, le Liberia, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo. Si, pour certains observateurs, l'administration a dépêché Hillary Clinton sur place afin de contrer l'influence de plus en plus remarquée de la Chine sur le continent, riche en matières premières et en énergie, l'équipe Obama s'en défend. Toujours est-il que la Maison-Blanche, qui a fait de l'Afrique l'une de ses priorités en matière de diplomatie, va désormais devoir faire vivre cette stratégie grâce à des promesses concrètes.bilan mitigé Au-delà de l'aide au développement, certains espèrent des avancées sur le front de l'« Agoa » (African and Growth Opportunity Act), un accord commercial mis en place à la fin de l'an 2000 et qui arrive à échéance en 2015. Hillary Clinton ouvrira un forum sur ce dispositif au Kenya. Fondé sur une absence de droits de douane pour l'exportation de certains produits (agricoles, manufacturés et pétroliers) de l'Afrique vers les États-Unis, il pourrait être rendu permanent. Encore faudrait-il qu'il soit efficace. Sur un total de 86 milliards de dollars d'importations américaines en provenance d'Afrique, en 2008, 56 milliards ont été effectués sous le régime douanier préférentiel. « Après neuf ans d'application, le bilan est mitig頻, analyse Ed Gresser, directeur du commerce mondial pour le Democratic Leadership Council, un institut de recherche affilié au Parti démocrate américain pour « La Tribune ». « Le système a dopé certains secteurs : le textile au Kenya, les pièces détachées automobiles en Afrique du Sud, mais il n'a pas dynamisé les investissements, locaux ou étrangers, dans les infrastructures », poursuit-il. Investir : c'est bien ce que vient prêcher Hillary Clinton. L. J. B.

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