Les Français plébiscitent l'apprentissage
La Tribune
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Alors que la réforme de la formation professionnelle est sur les rails, l'Association des régions de France (ARF), dont le congrès annuel s'ouvre aujourd'hui à Caen, a souhaité prendre le pouls des Français sur l'évolution de la formation durant les 10 à 15 dernières années. Le sondage réalisé avec TNS Sofres (*) montre que les Français plébiscitent la formation professionnelle spécialisée au détriment de la formation de culture générale. SpécialisationSeuls 23 % des salariés jugent en effet l'université « très utile » contre? 73 % en 1990. Dans le même temps, la perception de l'utilité de la formation professionnelle reste globalement stable. L'apprentissage est plébiscité, puisque 7 salariés et chefs d'entreprise sur 10 le considèrent, comme il y a 18 ans, « très utile », parce qu'il permet de trouver rapidement un emploi. Si la formation représente une nécessité pour s'adapter aux évolutions de son métier (47 % des salariés) ou du marché (47 % des chefs d'entreprise), elle n'apparaît pas comme une garantie contre le chômage. Par ailleurs, les Français (43 %, contre 38 % en 1990), placent toujours en tête des publics prioritaires pour la formation, les chômeurs de longue durée. Enfin, ils estiment que la solution la plus efficace pour protéger l'emploi consiste à « développer l'orientation vers les secteurs où il y a du travail » (57 % des salariés et 65 % des chefs d'entreprise)? tout en répondant majoritairement qu'un jeune devrait privilégier « un métier qui correspond à ses goût, même s'il n'y a pas de débouchés (59 % des salariés et des chefs d'entreprise). I. M. n(*) Réalisé du 7 au 20 novembre auprès de 800 salariés et chefs d'entreprise. ++BSD ++PasSupprimerBalise balise systèmene pas supprimer++BSF ++
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