Le « New Deal », en plus petit

Les années 1930 reviennent à la mode. En donnant la priorité à l'investissement, notamment public, pour relancer l'économie, le président de la République semble s'inspirer directement du New Deal, la politique interventionniste lancé en 1933 outre-Atlantique pour relancer un pays meurtri par la grande dépression consécutive à la crise de 1929. Une politique mise en ?uvre par le président américain Franklin Delano Roosevelt, qui a fait la part belle aux grands travaux publics d'infrastructures. À la toute petite échelle française, c'est exactement ce que le plan de relance présenté hier par Nicolas Sarkozy prévoit. « Notre réponse à la crise, c'est l'investissement », a bien précisé le chef de l'État, sachant qu'un euro d'aide à la consommation créé 0,50 euro de croissance supplémentaire tandis qu'un euro d'investissement créé 1,1 euro de croissance en plus. Le calcul est donc vite fait. Ce qui ne fut pas toujours le cas, la priorité étant souvent donnée au pouvoir d'achat des ménages.préparer l'avenirQuatre secteurs sont concernés?: les investissements et les équipements structurants, l'enseignement supérieur et la recherche, les équipements de défense et de sécurité et le patrimoine. L'État mettra directement la main à la poche en déboursant 4 milliards d'euros supplémentaires par rapport à l'enveloppe initiale de 25,5 milliards prévue. Les entreprises publiques (EDF, GDF-Suez, RATP, SNCF et La Poste) sont également mobilisées. Le plan prévoit d'augmenter de 35 % leurs dépenses en 2009, ce qui représente à nouveau 4 milliards d'euros d'investissement supplémentaire. À titre d'exemple, EDF dépensera 2,5 milliards de plus qu'en 2008, notamment dans l'énergie renouvelable et le réseau de distribution. « Ces investissements seront réalisés en France et créeront de l'activité en 2009. Ils prépareront l'avenir, amélioreront la qualité de service et la qualité de ces entreprises », explique le gouvernement, tout en précisant que les entreprises publiques financeront elles-mêmes ces dépenses grâce à leurs ressources propres et à celles que ces investissements leur procureront.Les collectivités locales dynamiseront également l'investissement public. Via une avance sur le Fonds de compensation de la TVA (FCTVA), qui est le principal instrument de l'État en matière de soutien à l'investissement des collectivités locales, la force publique locale pourra mobiliser 2,5 milliards d'euros supplémentaires en 2009. L'anticipation du versement du FCTVA sera prévue par la loi de finances rectificative en janvier prochain. Cette priorité donnée à l'investissement n'est pas réellement nouvelle, c'est la mesure qui change. Avec la récente réforme de la taxe professionnelle, qui prévoit une exonération jusqu'en 2010 des investissements nouveaux, et la création du fonds stratégique d'investissement, le gouvernement avait déjà tenté de stimuler un investissement en panne. Fabien Piliu++BSD++PasSupprimerBalise balise systèmene pas supprimer++BSF++1

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