Un nouvel

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Il y a la vision sarkozienne de l'État défenseur des entreprises françaises, contre leurs concurrentes étrangères, de l'État accoucheur de fusions nécessaires. C'était celle mise en ?uvre lorsque Nicolas Sarkozy était ministre de l'Économie, notamment avec la fusion de Sanofi et d'Aventis, et le sauvetage d'Alstom (cf. ci-contre). Aujourd'hui, pour le président de la République, l'État a un rôle plus large, beaucoup plus général : « Il nous faut trouver un nouvel équilibre entre l'État et le marché, un nouveau rapport doit s'instaurer entre l'économie et la politique », déclare le chef de l'État à Toulon, fin septembre. Rien à voir avec les prises de position de décembre 2006, quand le candidat voulait « réconcilier les entrepreneurs avec l'État », en mettant fin aux « règles complexes, multiples, instables qu'applique l'administration française à nos entreprises ». Aujourd'hui, il faut au contraire « réglementer les banques pour réguler le système », comme l'a dit le chef de l'État à Toulon. Qui aurait imaginé voilà seulement six mois un contrôle de la distribution de crédits par les préfets, comme cela a été mis en place fin octobre ?I. B.

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