Les ambitions écologiques s'essoufflent

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Le ministère du Développement durable s'en défend formellement : la dimension environnementale n'est oubliée ni dans le plan de relance ni dans la politique gouvernementale. « Sur les 14,5 milliards du plan, 5 milliards relèvent de mesures vertes, soit 35 % du total », martèle le cabinet de Jean-Louis Borloo. Ce n'est ni l'avis des écologistes ni celui de plusieurs partenaires du Grenelle de l'environnement. Les ONG ont, dès l'annonce du plan, relevé de nombreux projets « Grenello-incompatibles » : nouveaux tronçons d'autoroute, 400 millions débloqués pour rénover des centaines de kilomètres de routes, construction d'un circuit de Formule 1 dans les Yvelines sur des terres destinées à l'agriculture bio (projet actuellement bloqué par le Sénat), un nouvel incinérateur à Fos-sur-Mer? Lors du discours de clôture du Grenelle, Nicolas Sarkozy avait déclaré que « la priorité ne sera plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transport », rappelle un responsable écologiste. Certes, plusieurs projets vont dans le sens du Grenelle, reconnaît Sébastien Genest, président de France nature environnement. Mais globalement, « la dynamique du Grenelle s'essouffle » et « la crise a fait remonter les vieilles recettes du passé et relègue le volet écologique au second plan », déplore-t-il. Rémy J

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