Paris et l'île de France moins attractives

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Dans un paysage économique bouleversé par la crise et marqué par la baisse des flux de capitaux internationaux, une étude menée par l'association Paris-Île-de-France capitale économique vient d'apporter une note d'espoir. « Les investisseurs décidés à développer ou à implanter de nouvelles activités à l'international sont plus nombreux. Ils sont désormais 48 %, contre 46 % en avril 2008 », rapporte cette étude réalisée par l'institut CSA, en janvier auprès d'un échantillon de 205 acteurs économiques « majeurs » de 22 pays. Plus édifiant encore : 51 % des dirigeants interrogés répondent qu'ils maintiendront « au même rythme » qu'avant l'aggravation de la crise leurs projets de développement à l'international à l'horizon 2009-2010, et 18 % qu'ils les accéléreront. « Ce constat nous incite à maintenir notre politique de prospection auprès des investisseurs étrangers, qu'il s'agisse de l'Asie, du Golfe ou, en Amérique latine, de pays comme le Brésil », expliquait hier Thierry Jacquillat, président de Paris-Île-de-France capitale économique, un organisme créé il y a quinze ans par la chambre de commerce et d'industrie de Paris pour promouvoir la région « capitale ».l'asie au top du palmarèsAu-delà de la « grande surprise » de la dynamique des investissements, l'étude fait un constat plus prévisible?: « À l'heure actuelle, l'attractivité des métropoles asiatiques résiste mieux à la crise. » Trois d'entre elles, Shanghai, Pékin et Bombay, figurent dans le top 5 des grandes métropoles les plus attractives en tant que sites d'implantation pour une entreprise, avec New York et Londres. Désormais, on compte cinq villes asiatiques parmi les dix plus attirantes dans le monde. L'intérêt des investisseurs « se déplace vers l'Asie », résume l'étude. Quant à la capitale française, elle recule à la 8e position dans le sondage de janvier en termes d'« attractivit頻 contre la 5e dans le sondage d'avril 2008, devancée par Moscou et Hong Kong. Mais la région « capitale » hexagonale a deux raisons de ne pas se décourager. La première est qu'en termes d'image positive, « Paris maintient sa place de 3e métropole mondiale (43 %), derrière Londres (57 %) et New York (44 %) ». Et la seconde est que, si l'on interroge les cadres d'entreprise sur leurs préférences entre grandes villes européennes, Paris « devient la métropole la plus attractive en Europe » ex æquo avec Londres. Laurent Chemineau

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