Un Français sur deux pense couper dans son budget télécoms

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Les opérateurs télécoms en France vont être confrontés à la volonté croissante de leurs clients de revoir à la baisse leur budget. Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Bain & Company, un Français sur deux a l'intention (15 % certainement et 35 % probablement) de réduire dans les prochains mois ses dépenses en matière de téléphonie fixe et mobile, d'Internet ou de télévision. Selon Laurent-Pierre Baculard, associé du cabinet, la réalité est même probablement plus sombre aujourd'hui que ne le montre cette enquête réalisée à partir d'un sondage (486 clients d'opérateurs télécoms interrogés) effectué fin février.« L'effet psychologique de la crise sur la consommation de services télécoms devrait atteindre son maximum en France autour du troisième trimestre de 2009 », estime-t-il. Mais tous les domaines ne sont pas touchés de la même façon. Ainsi, les Français sont aujourd'hui moins enclins à se couper d'Internet en cas de nécessité (4 % envisagent de résilier leur abonnement Internet) que du mobile (7 %) ou du fixe (10 %).Mais avant d'envisager de telles extrémités, l'étude Bain & Company révèle surtout que les consommateurs ont identifié le levier sur lequel ils peuvent jouer pour réduire leurs factures télécoms. Un quart des abonnés au fixe et au mobile pensent réduire dans les prochains mois « leur volume de communications ». Dans le mobile, le « passage à un forfait moins cher » est également envisagé par un client sur quatre (voir graphique ci-contre), mais seuls 15 % sont prêts à changer d'opérateur.impactIl est pour l'heure difficile de mesurer l'impact que devraient avoir ces restrictions sur l'activité des opérateurs. « Il est normal que cela ne se voit pas dans le chiffre d'affaires du premier trimestre, car avec les abonnements, les variations de comportement sont décalées dans le temps », prévient Laurent-Pierre Baculard. Selon lui, face à ce risque, les opérateurs ont deux leviers immédiats?: la réduction des coûts, et la focalisation de la stratégie commerciale sur les clients actuels plutôt que sur la conquête. « À partir de 2010, une stratégie plus offensive, notamment dans le recrutement de compétences complémentaires aux leurs comme dans les logiciels ou les marques de médias », devrait intervenir. De fait, ce ne sont pas des ingénieurs télécoms qui ont inventé l'iPhone. 

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